Vie locale

[Sans filtre] La députée LREM Fabienne Colboc ne souhaite « aucune personne à la rue »

L’élue du Chinonais s’intéresse de près à ce sujet.

C’est son premier mandat de députée. Depuis le mois de juin 2017, Fabienne Colboc est élue de la 4e circonscription d’Indre-et-Loire qui englobe tout le sud-ouest du département, soit des villes comme Joué-lès-Tours, Chinon, La Riche ou Azay-le-Rideau. Encartée La République En Marche, elle fait partie de la majorité présidentielle. Quasiment à mi-mandat, nous avons voulu faire un grand point avec elle (à lire sur 37 degrés). Nous l’avons également interrogée sur un sujet d’actualité précis : les migrations, le gouvernement ayant organisé un débat spécial sur le sujet à l’Assemblée Nationale.

En Touraine, le sujet fait régulièrement l’actualité en raison de la saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence et à l’arrivée fréquente de mineurs étrangers isolés. Par ailleurs, de nombreuses associations ainsi que des partis politiques interpellent régulièrement l’Etat ou les collectivités locales pour tenter d’arranger la situation.

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Quelle est votre position concernant la politique migratoire de la France ?

Il faut continuer à accueillir, il n’y a pas de soucis. Il n’y a pas de quotas à avoir et on ne doit pas supprimer l’Aide Médicale d’Etat (une prise en charge des soins accordée aux migrants, et dont les conditions d’attribution font débat, ndlr). Par ailleurs, je pense que nous avons peut-être loupé des choses sur l’accueil et l’intégration. Et un accueil mal fait, c’est néfaste.

C’est quoi un accueil bien fait ?

C’est qu’il n’y ait personne à la rue. Qu’on trouve un toit pour tout le monde avant de trouver des solutions. Il faut également une meilleure répartition des réfugiés sur le territoire : des villes moyennes comme Chinon pourraient en accueillir davantage.

Cela semble être un sujet que vous suivez de près. Vous avez notamment pris contact avec plusieurs acteurs engagés auprès des réfugiés et demandeurs d’asile…

Je suis en contact avec différentes associations et les paroisses : certaines je les ai tous les jours au téléphone. On cherche des solutions en lien avec la préfecture d’Indre-et-Loire, je fais des notes régulières au ministère de l’intérieur où j’ai été reçue dans le cadre de la préparation du débat à l’Assemblée.

Le président de la République dit qu’il faut regarder la réalité en face : ok. Mais les citoyens voient encore des gens dans la rue. La situation est tendue et nous devons y répondre en tant que politiques. Ces derniers mois on a eu beaucoup de réussites, notamment avec des familles, mais je ne souhaite pas faire de communication là-dessus car c’est de l’ordre individuel. Pour moi il s’agit non seulement d’une action politique mais avant tout citoyenne. Je m’étais d’ailleurs déjà engagée sur ces questions-là auparavant via la Mission Locale.

Parmi les associations qui sont sur le terrain auprès des migrants en Indre-et-Loire il y a Chrétiens Migrants, basée au Sanitas à Tours. Depuis des mois, voire des années, elle alerte sur le manque d’hébergement d’urgence. Récemment, elle a lancé un appel aux dons pour subvenir à ses besoins. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

C’est une structure dont les missions ont évolué avec la crise migratoire et leur décision de proposer un accueil inconditionnel. Au début, leur objectif c’était juste de fournir une aide administrative. Désormais ils gèrent le logement et comme je l’ai dit au ministère de l’intérieur il faut prendre en compte ces associations qui font énormément de choses en complément des politiques publiques. On peut dire qu’elles assurent presque des missions de service public. Je suis pour qu’on reconnaisse cela via des aides, tout en réfléchissant d’où elles doivent venir. Il faut faire en sorte que l’Etat travaille mieux avec ces associations, qu’elles soient plus prises en compte.

Avez-vous également rencontré Utopia 56 qui s’engage auprès des mineurs étrangers isolés ?

Oui, aussi. Au début j’étais réticente à leur position très politique avant d’être agréablement surprise : on est d’accord sur l’essentiel, à savoir qu’il faut un bon accueil et une bonne intégration.

Envie d'en savoir plus ? L'interview complète de Fabienne Colboc sur 37 degrés

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