Tours

[En vitrine] A Tours, une nouvelle boutique déco adorable Rue du Commerce

Avec pas mal de produits fabriqués en France.

[En vitrine] c’est la rubrique d’Info Tours dédiée à l’actualité commerciale en Indre-et-Loire.

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Depuis 2016 Laurène a une spécialité : la confection de jus de fruits pressés minute. Cette jeune femme maman de deux enfants est cofondatrice de La Fabrique à Jus, comptoir vitaminé de la Rue du Commerce de Tours qui fait aussi des sandwichs pour la pause déj’. Un commerce dont elle a désormais déménagé… mais pas loin, juste dans le magasin d’à côté au N°10 : une ancienne cordonnerie transformée en concept store déco après deux mois de travaux intenses (faux plafond cassé pour augmenter le volume, sol remplacé en intégralité, murs repeints couleur tendance).

« Avec mon mari Julien la déco c’est notre premier amour » raconte Laurène qui ne manque aucun salon Maison et Objet au Bourget près de Paris, le temple des nouveautés pour aménager son intérieur. Dans son appart’ du centre de Tours, le couple empile la vaisselle, les meubles années 50 chinés de ci de là, ou les jouets pour enfants de petites marques remarquables. L’ambiance est identique aux Trouvailles V/O « à tel point que c’est dur de ne pas craquer pour ramener les objets que je vends à la maison. Cette montre là on en a pris une pour nous, les sirops on les a aussi… »

Sur les étagères en chêne fabriquées maison, on trouve une trentaine de marques. Essentiellement françaises ou européennes (venues d’Allemagne, du Danemark…). Il y a des casquettes pour enfants faites à Biarritz, des savons bretons à base de coquilles d’huîtres, des peignes de la même marque réalisés à partir de vieux filets de pêche, des bougies fabriquées à la main, des bougies en forme d’animaux qui laissent apparaître un squelette de métal quand elles fondent… Les objets sont presque tous fabriqués à la main. Certains viennent d’un peu plus loin comme de la vaisselle fabriquée en Chine ou des voitures en bois trop mignonnes réalisées aux Etats-Unis (le camion de donuts est complètement trognon).

« Je passe beaucoup de temps sur Instagram pour repérer les marques, je les sélectionne selon leurs valeurs et leur façon de communiquer » souligne Laurène, ravie de pouvoir entreprendre une activité moins prenante physiquement que la restauration (son mari garde La Fabrique à Jus avec deux salariés). Elle va donc pouvoir se concentrer sur ses enfants, ses recherches de produits… et éventuellement la fabrication de quelques accessoires qu’on trouvait auparavant dans d’autres concept store de la ville et qui ont pris place sur un joli buffet près de la caisse (chouchous, barrettes et boucles d’oreille).

Les prix commencent à moins de 5€ pour les articles les moins chers, pouvant ensuite s’envoler pour certaines pièces plus haut de gamme (un sac autour de 70€ par exemple). « Je voulais des produits utiles ou sympas, qui nous plaisent à nous ou que l’on aime offrir aux autres » poursuit la commerçante qui renouvellera souvent son achalandage composé également de papeterie, de produits de beauté ou de foulards en soie dont le design est pensé par une peintre.

Olivier Collet