Tours

Tours : les terrasses éphémères devraient revenir chaque été

Comme à Paris.

On les voit autour des Halles, Rue Colbert, Rue du Commerce, Place de la Résistance, Rue Constantine… Comme en 2020, les terrasses en bois se multiplient dans le centre-ville de Tours, extension bienvenue pour des bars et restaurants qui n’ont pas énormément de place pour accueillir du monde en extérieur et qui ont reçu l’autorisation de s’étendre sur la voie publique, notamment des places de parking. Née entre les deux premiers confinements dans l’idée de garantir la distanciation entre clients, l’initiative a refait surface en 2021 et pourrait bien survivre à la crise sanitaire.

Interrogé sur le sujet dans le cadre d’une grande interview pour son 1er anniversaire à la tête de la ville, le maire de Tours Emmanuel Denis confirme :

« Ce serait difficile de revenir en arrière, tout le monde trouve ça agréable. Ce n’est pas complètement entériné mais je pense que ce sont des choses que l’on gardera. Cela fait partie de notre politique de redistribution de l’espace public et ça va plutôt dans le bon sens. L’objectif c’est de rendre la ville plus sympa, plus apaisée… Même si au final cela reste des lieux privatisés, on ne peut pas se priver de ça. On en a tellement été privés ces derniers mois… »

Précision : il s’agit bien de terrasses temporaires, à monter au printemps et démonter à l’automne. Un modèle qui se pratique également dans d’autres villes, en particulier Paris qui a également fait le choix de pérenniser le dispositif. Le seul hic pour les établissements c’est que cette manœuvre occasionne des frais, de même que la location. Pour répondre aux quelques professionnels qui ont râlé, la mairie a expliqué que laisser du bois dans la rue tout l’hiver pouvait vite entraîner sa détérioration en plus de la nécessité de laisser de la place aux véhicules. Emmanuel Denis rappelle également qu’il y a eu l’exonération des droits de terrasse pendant les mois de fermeture administrative des bars et restaurants.

« Pendant cette crise sanitaire, notre leitmotiv c’était de répondre à l’urgence et de préparer l’avenir » résume l’élu. « Nous avons participé aux distributions de masques, à la campagne de tests et au déploiement des vaccinodromes. Nous avons aussi dû aligner les effectifs dans les écoles pour répondre aux règles sanitaires, recruter en supplément au Centre Communal d’Action Social et dans les EHPAD… Nous referons un bilan financier en fin d’année mais pour la ville cela représente un coût de plusieurs millions d’euros. »

L’interview intégrale du maire de Tours est à lire sur 37 degrés.