Tours

StorieDépartementales #4 – Les enjeux du 2e tour en Indre-et-Loire

On revote dimanche.

La StorieDépartementales, c’est un résumé régulier de la campagne des élections départementales en Indre-et-Loire. Voici l’édition du 23 juin, à 4 jours du second tour.

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On parle beaucoup des élections régionales avec leur 2e tour ce 27 juin : 4 listes sont encore engagées pour diriger le Centre-Val de Loire jusqu’en 2027 (Rassemblement National, LREM-MoDem, LR-UDI, PS-EELV). N’oublions pas les élections départementales qui permettent de renouveler l’assemblée chargée de gérer les collèges, les routes, la politique social (handicap, enfance en danger, mineurs étrangers isolés)…

On rappelle que l’Indre-et-Loire est découpée en 19 cantons : chacun élit un binôme homme-femme pour 6 ans. Et au 2e tour, il n’y aura que des duels. Essentiellement droite-gauche mais aussi droite-RN (Bléré) ou gauche-LREM (Tours-Ouest). Présente quasiment partout, la droite est favorite pour garder la majorité mais elle devrait avoir moins de marge de manœuvre que sur le mandat 2015-2021. Ces dernières années, elle disposait de 30 élus sur 38, là elle pourrait en avoir entre 22 et 26.

Des duels joués d’avance, d’autres plus incertains

Certains cantons n’ont pas vraiment de suspense : les candidats de la majorité départementale ont dépassé 50% des voix dès le premier tour (à Saint-Pierre-des-Corps / Saint-Avertin, Sainte-Maure-de-Touraine ou Loches). Seule la faible participation a empêché leur nomination directe. Le 2e tour devrait donc être une simple confirmation. En revanche il y a plus de suspense à Amboise ou Chambray / Montlouis-sur-Loire… Mais aussi à Tours.

Dans la plus grande ville du département, il y avait 3 cantons à droite et un à gauche depuis 2015. La tendance pourrait s’inverser d’ici quelques jours. Ainsi, la gauche est en pole position pour conserver Tours-Est… mais pas avec le même duo qu’en 2015 pour Dominique Lemoine et Florence Zulian ont été éliminés au 1er tour, devancés par François Lafourcade et Ursula Vogt. Un binôme qui n’aura pas le soutien du collectif de gauche C’est au Tour(s) du Peuple, lui aussi trop bas pour se maintenir. Il dit ceci :

« Nous considérons que nous n'avons pas de consigne de vote à donner. Nous faisons confiance à l'intelligence de nos électrices et électeurs et les appelons à participer aux prochaines actions sociales et écologiques : défense des services publics et de la casse de l'assurance chômage, manifestation contre la deuxième ligne de tramway et l'abattage des arbres du boulevard Béranger, et combat plus que jamais contre les extrêmes droites RN et autres. »

A Tours-Ouest, les sortants Céline Ballesteros et Thomas Gelfi ont également été battus dès le 1er tour… Et refusent d’arbitrer le match LREM-Union de la gauche :

« Nous ne soutiendrons pas les grandes manœuvres politiciennes en cours qui participent grandement au rejet de la politique par nos concitoyens et tiendrons notre engagement d’agir, avec clarté et cohérence, vis-à-vis de nos électeurs. Nous ne donnerons donc aucune consigne de vote pour ce second tour des élections départementales sur le canton de Tours IV Ouest, et à titre personnel, nous ne voterons pour aucun des deux binômes en lice »

En revanche à Tours-Nord, le duo Alice Simpere-François Lévèque (de gauche mais non soutenu par les partis) soutient sans ambiguïté Bertrand Renaud et Tatiana Cordier-Royer qui concourent pour La Touraine en Commun et ont une chance de l’emporter face à la conseillère départementale sortante de droite Cécile Chevillard et son binôme Brice Droineau, ancien adjoint au maire.

Enfin, plus globalement, les instances d’EELV37 appellent « à voter pour les binômes de candidats qui porteront des valeurs écologiques et sociales dans la future assemblée départementale. » Une tentative pour mobiliser les abstentionnistes et voir s’il est possible d’inverser la balance à Tours-Sud. Néanmoins, même en tête, le duo Iman Manzari-Mélanie Bresson n’est pas favori face à Olivier Lebreton et Barbara Darnet-Malaquin qui pourraient bénéficier du report conséquent des voix du RN (à 15% sur ce secteur).