Tours

Tours : 73 millions d’euros pour reconstruire et rénover 11 écoles

Cela commence par l’école maternelle Jean de la Fontaine.

Après l’école élémentaire en 2014, le groupe scolaire Jean de la Fontaine de Tours-Nord va voir son école maternelle entièrement reconstruite. Une nécessité dans un territoire en forte croissance démographique et pour une école déjà saturée avec 4 classes de maternelle pour seulement trois salles, obligeant une classe à se tenir au sein de l’école élémentaire voisine… Une nécessité également car les bâtiments datent de 1968 et ne sont plus adaptés. C’était d’ailleurs une demande forte des parents d’élèves.

Le coût des travaux est estimé à 7,5 millions d’euros et les opérations doivent se tenir à partir de 2022 pour une livraison à la rentrée de septembre 2024. Pendant la durée des travaux, des solutions pour les enfants et les cours vont être trouvées a indiqué la mairie, expliquant qu’une réunion doit se tenir prochainement avec l’équipe pédagogique mais aussi les parents d’élèves.

Une nouvelle école avec une nouvelle approche

Les visuels de l’architecte retenue, Gwenaëlle Le Chapelain, du cabinet d’architecture A/lta architectes le trionnaire - le chapelain, montrent une école complètement repensée à la fois esthétiquement mais aussi dans son approche globale.

Côté esthétique, les nouveaux bâtiments seront en bardage bois sur les murs et avec des toits en zinc. Un choix qui ne tient pas qu’à l’aspect décoratif, l’idée étant de faire de cette nouvelle école une infrastructure éco-responsable : isolation en paille, limitation des baies vitrées pour éviter les déperditions de chaleur l’hiver et l’effet sauna l’été, orientation des salles vers la cour arborée...

Dans l’approche, c’est la cour de récréation qui constitue le plus grand changement de paradigme. Exit l’espace brut, souvent bitumé. Ici la cour de récréation est pensée comme un petit parc.« Nous nous sommes basés sur le cahier des charges de récrés en herbe »explique Betsabée Haas, adjointe à la nature en ville.« L’espace est pensé comme un mix entre jeux et espaces de calme avec une idée d’éveil à la nature et la biodiversité. Il y aura des copeaux de bois au sol et pour les espaces bitumées, on utilisera un béton peluché de couleur claire. Il y aura aussi des arbres. »  

La cour d'école

« La reconstruction de cette école est un projet emblématique de ce que nous voulons dans nos politiques publiques » abonde le maire Emmanuel Denis qui déplore que beaucoup d’écoles à Tours soient aujourd’hui vétustes et de « type Pailleron » comme le nom de ces multiples écoles rectangulaires qui ont été érigées dans les années 1960 en France.

11 écoles rénovées ou reconstruites d’ici 2027

L’une des priorités du mandat est donc d’avancer sur les rénovations-reconstructions des établissements scolaires de la ville. Ce plan « écoles en transition » répond à quatre objectifs selon le maire : l’égalité des chances (tarification sociale, sectorisation…), le bien-être à l’école, le service aux familles et la modernisation des établissements (plan numérique, reconstruction-rénovation).

Pour ce dernier point, 73 millions d’euros TTC sont consacrés par la ville de Tours d’ici 2027 sur les projets déjà définis. Outre l’école maternelle Jean de la Fontaine, la ville de Tours prévoit déjà d’ici 2024 la reconstruction des écoles Claude Bernard et Camus-Maurois. Entre 2024 et 2027, elle entend lancer ensuite un vaste plan incluant quatre rénovations lourdes pour les écoles Gustave Flaubert, Giraudoux, et les maternelle et élémentaire Arthur Rimbaud. Quatre autres écoles seront reconstruites aussi. Il s’agit des maternelle Marie Curie, Kleiber, Mermoz et de l’élémentaire Maryse Bastié.

Sur ces 73 millions d’euros, le maire indique avoir 53% de recettes attendues correspondant à des subventions (comme le Contrat Régional de Solidarité Territorial par exemple) et estime que les rénovations-reconstructions de ces 11 écoles permettra de réduire de 150 tonnes les gaz à effet de serre sur la ville par an.

Un maire qui promet que les autres écoles ne seront pas oubliées et que la ville s’emploiera à travailler sur un maximum d’établissements scolaires.

Mathieu Giua

Visuels : A/lta architectes le trionnaire - le chapelain