Tours

Vieux-Tours : consommation d'alcool interdite dans la rue (mais pas dans les bars)

Pour éviter les attroupements.

Après une soirée du 19 mai désinhibée où une foule enthousiaste a envahi les rues de Tours et plus particulièrement la place Plumereau et ses alentours, la préfète d’Indre et Loire a tenu à rappeler que la pandémie de COVID-19 était encore loin d’être terminée.

Lors d’une conférence de presse, Marie Lajus a précisé que “si l’on pouvait comprendre l’enthousiasme débordant des jeunes tourangeaux réunis hier autour d’un verre, le relâchement a clairement été excessif”. En effet dans le quartier plumereau, les clients et passants avaient pour ainsi dire aboli pour un soir les gestes barrières, de toute façon impossible à respecter au vu de l’affluence.

La préfète rappelle que “la réouverture des bars et restaurants n’est qu'une étape intermédiaire, où l’on doit continuer à appliquer les gestes barrières si l’on veut sortir durablement de la crise”.

Malgré un respect global des règles par les bars et restaurants, la situation d’hier n’était clairement pas raisonnable, la préfecture a donc souhaité rappeler préventivement aux fédérations de restaurateurs et cafetiers de respecter les consignes, pour ne pas avoir à faire verbaliser les mauvais comportements.

En parallèle, un arrêté préfectoral a été reconduit, interdisant la vente d’alcool au verre dans tout le département, et la consommation d’alcool sur la voie publique dans le secteur du Vieux Tours. Concrètement, interdiction de commander un verre à emporter partout, et de boire debout dans le quartier historique, la préfecture n’interdisant pas la consommation ailleurs, dans la limite de 10 personnes. Il sera donc possible de boire un verre en bord de Loire entre amis, à condition de venir avec ses boissons.

Des contrôles policiers seront effectués vers les professionnels et les citoyens, avec le risque d’une amende de 135€. “Nous allons malheureusement devoir resserrer la vis, car il ne faut pas oublier que le Covid tue encore. Il y a eu 10 morts et 650 personnes déclarées positives la semaine dernière dans le département” a précisé la préfète Lajus.

Si ces mesures peuvent paraître répressives à l’heure où la campagne de vaccination bat son plein, il semble néanmoins qu’elles soient à la mesure de la situation, 77% des tourangeaux n’étant pas encore vaccinés, et donc vulnérables directement ou indirectement par leurs proches. Plus que jamais, c’est au sens de la responsabilité du citoyen auquel il est fait appel, pour juguler une pandémie qui n’est pas encore à son terme.

Pascal Montagne