Tours

Covid, gens du voyage, squats, circulation de la Tranchée... Le résumé du conseil municipal de Tours

Il se tenait ce mercredi soir.

Que faut-il retenir du conseil municipal de Tours organisé ce mercredi 19 mai à l’Hôtel de Ville ? Voici quelques échos de la réunion...

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Covid à l’école...

Le maire Emmanuel Denis a indiqué que 7 classes étaient ferméers à l’école Maryse Bastié, en raison d’infections au coronavirus chez les enfants. 1 classe est fermée à l’école Duhamel, une autre à l’école Michelet, l’école Jean de la Fontaine est également concernée avec plusieurs classes qui travaillent à distance. Enfin, une dizaine de sections sont fermées pour les mêmes raisons au conservatoire. « Au-delà de ça, la situation est bien maîtrisée » assure l’élu.

 

Point circulation...

L’élue d’opposition Cécile Chevllard (Tours Nous Rassemble) a évoqué une rumeur d’interdiction de la circulation des voitures Avenue de la Tranchée, pour prolonger celle en vigueur sur le Pont Wilson. Réponse du maire, un démenti ferme : « C’est un fantasme. »

 

Squats...

En marge d’un débat sur le logement, Olivier Lebreton (Tours Nous Rassemble) a demandé à la majorité municipale si elle comptait être « ferme » face « à ceux qui squattent illégalement des appartements ». L’élu Les Républicains a fait part de ses doutes sur la capacité de la ville à mener des actions dans ce domaine. Le maire a répliqué : « Nous suivons le sujet de très près, nous avons notamment été à Bouzignac pour constater la situation et nous serons fermes. »« Nous répondons quotidiennement aux demandes des gens » a complété l’élue en charge du sujet, Marie Quinton.

 

Gens du voyage...

Plusieurs habitants se sont émus de la présence de gens du voyage sur des espaces non prévus pour les caravenes (Ile Balzac, Gloriette, Parc de Ste Radegonde...). L’adjoint au maire chargé de la tranquilité publique Philippe Geiger a rappelé le processus dans ces cas-là : la police municipale fait un constat puis la ville demande un arrêté d’expulsion à la préfecture. S’il n’est pas respecté, il peut y avoir recours à la police pour un départ par la force (ça n’arrive pratiquement jamais). L’élu a annoncé le départ ce mercredi pour les personnes qui étaient à Ste Raadegonde et à la Gloriette.

Après avoir fait le constat de l’inefficacité des politiques « coûteuses » d’empêchement d’installations sauvages, sa collègue Anne Bluteau a détaillé la politique de la ville en la matière :

« On ne peut accepter aucune occupation illégale. Mais Si les gens s’installent en dehors des aires c’est parce qu’elles sont excentrées ou qu’ils fusent une proximité avec d’autres familles. Il faut mettre en conformité les installations actuelles, refaire les aires inappropriées de Tours Métropole pour proposer un habitat digne. Nous avons candidaté pour obtenir des fonds du plan de relance sur l’aire de Tours / Saint-Pierre-des-Corps mais c’est celle de Perrusson qui les a obtenus. »

Une enquête est prévue pour connaître les besoins des populations de voyageurs.

Des propos qui n’ont pas convaincu l’élu d’opposition Olivier Lebreton : « On a bien compris que ce n’était pas votre priorité. Quand j’étais adjoint à la sécurité je saisissais la préfecture dans les 2h et je faisais le pied de grue. Il faut une ville qui insiste pour obtenir des expulsions. »

 

Tours FC : Christophe Bouchet ne veut pas que l'actionnariat populaire finance les dettes du club

C'est une voix dissonante parmi les appels publics actuels. Christophe Bouchet est revenu sur le projet de SCIC du Tours FC, demandant à la fois des précisions au maire de Tours, mais aussi en dénonçant une opération "aux frontières de l'escroquerie" a-t-il déclaré.

Ce qui gêne l’ancien maire de Tours, c’est « le manque d’informations sur le sujet » mais aussi une inquiétude sur le fait « que l’actionnariat populaire auquel sont incités les Tourangeaux, ne serve qu’à renflouer les dettes du club et donc de M. Ettori. »

« Un audit est en cours, nous attendons ses conclusions mais l’actionnariat populaire ne servira pas à renflouer les dettes, c’est quelque chose de très clair » lui a répondu Emmanuel Denis : « On repartira sur un projet propre. »