Tours

Tours : La ville renforce son plan d’aides aux sans-abris

Avec une vingtaine de logements mobiles

Après le dispositif « Logement d’abord » que la ville de Tours a obtenu de l’Etat fin janvier avec un soutien financier de 215 000 euros visant à permettre aux personnes en précarité, sans-abris, de retrouver un logement avec un accompagnement social, la ville de Tours a été retenue pour intégrer un autre dispositif de lutte contre le sans-abrisme, via l’association Entraide & Solidarités.

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« L’association Entraide & Solidarités que la ville appuie, a postulé à un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) national d’aide aux grands exclus et a été retenue pour intégrer le dispositif pour une période expérimentale de 3 ans avec financement par l’Etat» explique Cathy Münsch-Masset au sujet de ce nouveau dispositif d’aide.

« L’idée est de travailler sur les modalités de prises en charge des personnes marginales, vulnérables qui ne sollicitent plus les réponses habituelles et le 115 pour diverses raisons. »

Le projet d’Entraide & Solidarités permettra de mettre en place 20 hébergements sur roue de type tiny-house, nous explique-t-on et qui seront installés à l’est du parc de Sainte-Radegonde. Un projet qui sera financé à hauteur de 312 000 euros pour la partie investissements et 350 000 euros pour la partie fonctionnement pour 2022.

Les personnes hébergées bénéficieront également d’un accompagnement global sur les volets santé, insertion sociale, culturelle, professionnelle… a précisé la première adjointe de la ville de Tours.  

Dans les rangs de l’opposition, Cécile Chevillard (groupe Tours Nous Rassemble) s’est interrogée de son côté sur l’installation de ces structures dans le parc Saint-Radegonde : « Une zone de passage de la Loire à Vélo, en zone inondable et qui pose des questions de sécurité pour les passants avec la présence de chiens. »

« Nous avons obtenu l’autorisation de la Préfecture concernant la zone inondable » lui a répondu Cathy Munsch Masset en précisant que « les hébergements modulaires seront confortables mais aussi que le site sera clôturé. »

Une solution qui permettrait comprend-on également de moins réquisitionner les gymnases comme Racault aujourd’hui, près de l'hôpital Bretonneau.

Photo d'archives : locaux Entraide & Solidarités