Tours

Tours : la mairie veut accélérer la transition numérique des écoles

Objectif 800 000 euros d’investissements par an.

C’est un constat partagé unanimement et qui remonte à plusieurs années : les écoles de la ville de Tours souffrent dans leur grande majorité d’un sous-investissement en équipements numériques. C’est simple, à l’heure actuelle seul un tiers des écoles de la ville sont dites « cablées », c’est-à-dire avec les salles de classes reliées à internet. Un retard de plus en plus problématique que le numérique a pris une place importante.

Jusqu’à présent, la ville de Tours consacrait 250 000 euros par an à son « plan numérique » pour les écoles. L’adjoint à l’Education, Franck Gagnaire veut désormais y consacrer 800 000 euros chaque année jusqu’à la fin du mandat, « afin de câbler 5 à 7 écoles par an, que ce soit maternelle ou élémentaire ».

Car si aujourd’hui les écoles sont dotées d’une salle informatique, que les classes se partagent, l’adjoint au maire de Tours, note que ce système ne répond plus aux attentes. « La demande du personnel éducatif est de plus en plus forte car le numérique permet de nouvelles façons de travailler, c’est pourquoi nous voulons aller plus vite dans le plan numérique éducatif » résume-t-il.

« Nous ne voulons pas simplement du gadget et nous allons investir en lien avec l’Education Nationale et les écoles afin de répondre de façon précise aux besoins » poursuit l’élu en évoquant des ordinateurs en fond de salle, du matériel mobile…

Pour répondre à ces besoins, outre la somme indiquée ci-dessus, la ville de Tours a candidaté à un appel d’offres de l’Etat dont les financements viendront s’ajouter si jamais son dossier était retenu.

Du côté de l’opposition, le groupe « Tours Nous Rassemble » salue le plan numérique des écoles, « personne ne peut être contre » dit Christophe Bouchet, mais ce dernier s’inquiète dans le même temps de ce qui considère comme un abandon du « plan écoles » qu’il avait lancé en tant que maire en fin du dernier mandat. « Nous avions prévu la reconstruction de 13 écoles et un total de 100 millions d’euros d’investissements parce qu’il y en avait besoin. Là je vois des mauvais signaux comme le recul sur la reconstruction des écoles Victor Hugo à la Tranchée. »

Un débat qui ne manquera pas d’animer le conseil municipal du mercredi 19 mai, à coup sûr.