Tours

Occupation du Grand Théâtre : comment le mouvement se réorganise pour durer

Il a dû quitter la grande salle de l’Opéra.

Une action qui se replie mais qui continue. Jeudi 6 mai, la direction de l’Opéra de Tours a demandé à ce que le collectif occupant les lieux depuis mi-mars libère la grande salle de spectacle, les coursives et l’escalier monumental devenu le camp de base de la lutte contre la réforme de l’assurance chômage ou la prolongation de l’année blanche pour les intermittents du spectacle. Ce départ ne s’est pas fait sans tensions, les manifestantes et manifestants espérant conserver un maximum d’influence pour se faire entendre mais ils ont fini par accepter pour ne pas entraver la réouverture du site qui organise un premier concert dès le mercredi 19 mai à 19h.

« Tout en portant leurs revendications avec détermination et engagement, ces gens l’ont fait dans le respect des agents et des lieux » salue le directeur du Grand Théâtre, Laurent Campellone observant que « quand les occupants sont partis il ne restait aucun papier, pas un rond de café. C’est unique en France, beaucoup d’autres structures sont dans des situations inextricables. » Ce week-end à Orléans, les personnes occupant un théâtre ont par exemple subi une violente agression.

Concrètement, le collectif d’occupation du Grand Théâtre passe désormais ses journées dans une salle de répétition (la salle des chœurs pouvant accueillir maximum 14 personnes) et les nuits + les week-ends Salle Ockeghem Place Châteauneuf (un gardien est présent sur les lieux pour leur sécurité, 12 personnes maximum acceptées en simultané). Dans un premier temps, le mouvement est reconduit jusqu’à une prochaine assemblée générale le 16 mai à 15h (lieu à définir).

En plus de ça, le mouvement d'occupation organise des actions sur les marchés de la ville. Au programme, selon les jours : tractage, criée des revendications, poèmes, contes et théâtre.