Tours

Ligne B du tram de Tours : une mise au point et de nouvelles images

En attendant les travaux.

Si le dossier avance au rythme souhaité par les élus la deuxième ligne de tram de l’agglomération tourangelle et ses 28 stations seront inaugurées dans moins de 5 ans entre La Riche et Chambray-lès-Tours via le futur quartier des Casernes, le Boulevard Béranger, les Fontaines ou encore le CHU Trousseau. Depuis quelques semaines, de fortes critiques refont surface sur le tracé (jugé trop sinueux, pas assez attractif par l’ancien maire de Tours Christophe Bouchet) ou sur les risques potentiels pour les arbres remarquables du Boulevard Béranger.

Des prises de parole qui font sortir Tours Métropole de son silence en ce début de mois d’avril pour tenter de rassurer la population et remettre les points sur les i. Voici donc les principales informations communiquées…

1 000 arbres plantés sur le parcours

Sur le calendrier, on en est encore à la phase des études. Les travaux ne débuteront qu’en 2023 après une enquête publique et une déclaration d’utilité publique. Deux actes administratifs indispensables. Avant ça, les études qu’on dit d’insertion ont été réalisées, c’est-à-dire que le positionnement du tram dans les rues a été simulé pour voir si les axes sont assez larges ou si il faut repenser la circulation (sens unique, par exemple). Cela donne des images comme celles-ci pour la rue au sud du Jardin Botanique, entre La Riche et Tours, à proximité de la station qui desservira l’hôpital Bretonneau :

 

Ce genre d’études permet aussi de penser à des questions techniques comme le positionnement des relais électriques pour le fonctionnement de la ligne. Maintenant place aux études dites de conception pour déterminer le coût précis du projet ou encore comment déplacer tout ce qui est réseaux d’eau ou de fibre placés sous la route, impossibles à laisser sous des rails de tram. L’objectif est également de déterminer un planning précis des opérations (démolitions de bâtiments, installations des rails, plantations d’arbres, aménagements de pistes cyclables…). D’ailleurs Tours Métropole promet des alignements d’arbres sur les quasi 15km du tracé « systématiquement accompagnés de massifs. Les essences seront choisies pour correspondre aux enjeux du milieu urbain et du changement climatique. »

70% du parcours avec du gazon

La ligne B est censée « éviter autant que possible de toucher au patrimoine arboré, de replanter au moins autant d’arbres qu’il y en aura d’impactés ». 1 000 arbres d’une quarantaine de variétés sont annoncés sur les futurs parkings relais à La Riche (St Cosme) et Chambray (La Papoterie) ou Tours (parking du Lac). L’idée annoncée est aussi de mettre du gazon « rustique » sur 70% du parcours avec un arrosage au goutte à goutte pour faire des économies et ne pas reproduire le procédé de la ligne A considéré comme pas au point. Des essais seront menés sur son tracé avant d’arrêter un choix.

Tours Métropole profite de son gros point tram pour rappeler que le mail du boulevard Béranger et son marché aux fleurs seront conservés et agrémentés de nouveaux massifs en pleine terre. Il pourrait aussi y avoir plus de bancs. Les marchands de plantes seront peut-être juste déplacés pendant les travaux.

 

Projection du tram Route de Loches à Chambray.

Peut-être encore plus sensible que le sort du Boulevard Béranger il y a l’avenir de la Place Jean Jaurès avec une opposition qui ajoute le chiffon rouge de la suppression des fontaines pour faire passer le tram (entraînant beaucoup de réactions affligées). Tours Métropole tente de déminer le terrain et annonce le lancement d’une grande concertation qui est baptisée ainsi : « La place dans tous ses états ». Un concours d’aménagement est prévu après le recueil des avis publics prévu de juin à octobre de cette année 2021. Une autre concertation sera engagée sur la Rue de la Mairie de La Riche dont des habitants bientôt expropriés expriment leur malaise face aux faibles prix proposés pour racheter leurs murs.

Des détails qui ne feront sûrement pas taire toutes les critiques, l'agglo s'affichant clairement sûre de ses premiers choix (à voir si des arguments ou des recours la pousseront à infléchir ses positions, elle garde la porte ouverte à des ajustements en lien avec les observations citoyennes). Sa mise au point du moment permet de poser clairement les points de débats des mois à venir. Rappelons qu’il s’agit d’un projet à plus de 400 millions d’€. Objectif : atteindre les 50 000 voyages quotidiens les jours de semaine en période scolaire (la ligne A est à 65 000 avant Covid).