Tours

[Le saviez-vous ?] TOURS : Que faire en cas d’agression/harcèlement dans le bus ou le tram ?

Fil Bleu propose une assistance.

Ça peut être des insultes, des gestes déplacés, des remarques inappropriées, de la violence… Autant d’actes illégaux qui surviennent parfois quand on prend les transports en commun de l’agglomération tourangelle. « Ces derniers temps nous avons un à deux signalements par semaine pour des agressions sexistes ou sexuelles » reconnait Keolis, l’entreprise gestionnaire du réseau Fil Bleu. « A mettre en parallèle avec les 560 000 voyages hebdomadaires que nous comptabilisons » ajoute le responsable communication (et 800 000 avant la pandémie).

Dans tous les cas c’est déjà beaucoup… et peut-être minoré par rapport à la réalité. D’où l’importance de savoir quoi faire si ça vous arrive ou que vous êtes témoin de ce type de comportement.

S’appuyer sur les caméras de surveillance

« Il n’y a pas de petite agression, on prend chaque fait au sérieux » assure Arthur Cotteverte. Depuis quelques mois, Fil Bleu a donc établi une « carte info » qui recense les numéros utiles et la marche à suivre en cas de problème. Elle est distribuée à qui la demande (posez la question aux conducteurs ou à l’Agence Rue Michelet à Tours). Bien sûr, l’un des premiers réflexes peut consister à composer le 17 pour prévenir la police ou la gendarmerie selon la commune où vous vous trouvez. Mais pas que… Il faut penser aux boutons d’alarme présents dans les rames de tramway et aux niveaux des distributeurs de billets des stations des lignes A et 2 :

« Ils ne sont pas uniquement là en cas de problème pour l’achat des titres de transport. Dès qu’on les déclenche ils font zoomer les caméras de surveillance sur la personne en train d’appuyer donc quelqu’un qui ne se sent pas à l’aise peut l’utiliser. Il ne faut pas hésiter. »

Les caméras, justement… Elles peuvent servir pour prouver un délit mais il faut réagir rapidement. Les images enregistrées sont conservées 15 jours dans les serveurs de Keolis. Au-delà elles sont détruites et impossibles à retrouver. Seule la police ou la gendarmerie peut y avoir accès quand elle enquête mais – en parallèle d’un dépôt de plainte, ou même avant d’aller voir les forces de l’ordre – vous pouvez complètement contacter Fil Bleu et leur dire ce qu’il s’est passé et quand ça s’est passé : « Si on arrive à retrouver la scène on isolera les images » explique Arthur Cotteverte.

Chaque tram est ainsi équipé de quatre caméras de surveillance, la quasi-totalité des bus en ont une, les stations de tram sont également affublées de tels appareils. Parfois cela permet de faire avancer les procédures… Dans d’autres cas cela ne suffit pas, car l’angle de vue ne permet pas de bien voir.

Également des actions de prévention

Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à signaler les faits, ne serait-ce que fournir le signalement de la personne concernée : « Nous pourrons alors le communiquer aux forces de l’ordre ou à nos équipes de vérificateurs sur le terrain pour qu’elles soient vigilantes » précise Fil Bleu. Plusieurs affaires ont été résolues de la sorte (récemment un homme inconvenant dans le tramway à Tours).

En parallèle, Keolis explique mener un travail de prévention et espère reprendre ses « marches exploratoires » dès que le contexte sanitaire le permettra. Il s’agit de groupes qui font des trajets entre les arrêts et les lieux d’habitation ou de sortie pour vérifier que la voie publique est sécurisée et y apporter des améliorations si nécessaire (éclairage…). La ville de Tours est partenaire de ces opérations. En revanche, la possibilité de descendre d’un bus entre deux arrêts parfois souhaitée n’est pas à l’ordre du jour : « On comprend que cela peut rassurer mais cela n’a pas vraiment prouvé son efficacité. Dans tous les cas si ça se fait c’est une décision qui devrait venir de Tours Métropole » conclut Arthur Cotteverte.