Tours

Une société coopérative pour transformer le Tours FC ?

En coulisses ça s’active.

Annoncé par Emmanuel Denis lors de la campagne des élections municipales 2020 - et plus précisément dans l’entre-deux-tours - l’idée de transformation du Tours FC en société coopérative intégrant comme actionnaires les collectivités, les partenaires privés ou encore les supporters a fait son chemin.

L’ambition, c’est de transformer la société sportive professionnelle du club de football de Tours en une SCIC, c’est-à-dire une société coopérative d’intérêt collectif, soit le même statut par exemple que le Bateau Ivre à Tours.

Pour revenir un peu en arrière... Depuis l’été dernier, Jean-Marc Ettori, le propriétaire du club depuis 2013 a pris du recul, laissant la gestion à un président-délégué en la personne de Guillaume Barré, chargé de préparer l’avenir.

Depuis, en coulisses, les choses s’activent... et l’idée de création d’une SCIC a fait son chemin. Pour préparer ce projet majeur, quasiment unique dans l’histoire du football national, le club a fait appel à Luc Dayan, ancien président du Racing Club de Lens, passé par Nantes également, mais surtout ayant déjà aidé le Sporting Club de Bastia à passer en société coopérative. Bastia, le seul exemple en France ayant opéré cette transformation avec 15% de l’actionnariat porté par les supporters (nommés socios) et à 20% par les collectivités.

C’est cet exemple qui est pris par Emmanuel Denis, qui soutient ce passage en SCIC. « C’est une très belle opportunité de redonner un nouvel élan au club » s’enthousiaste le maire de Tours qui aimerait que l’initiative soit parrainée par d’anciennes stars du club du temps de son faste des années 80. L'élu qui s’engage par ailleurs à ce que la ville prenne des parts dans la future société coopérative.

Une SCIC qui reposerait sur trois composantes d’actionnaires : les supporters et les collectivités, mais aussi le tissu économique local avec un appel aux entreprises à devenir actionnaires à leur tour. En clair plutôt que de rechercher un gros investisseur, le Tours FC dans sa version SCIC veut séduire de multiples entreprises locales. L’objectif annoncé est de trouver 1 à 2 millions d’euros d’ici l’été comme capital de départ.