Tours

« Comment survivre au coronavirus ? » : le projet de 4 étudiantes de Tours sur Insta et YouTube

Elles donnent des conseils à leurs camarades.

Où travailler ? Où parler ? Comment gagner de l’argent ? Des questions que les étudiantes et les étudiants de Tours sont probablement amenées à se poser en ce moment, dans une période où la crise sanitaire réduit fortement les contacts et prive les jeunes d’une très grande partie de leurs cours en présentiel. Le mal-être des élèves de la fac, de l’IUT ou des différentes écoles tourangelles n’est plus à démontrer et s’accentue avec le prolongement incessant des restrictions sanitaires : « On peut rapidement se sentir seules » témoignent Elise et Matilda, en formation DUT InfoCom à l’IUT de Tours.

Dès le 1er confinement de 2020, ces deux copines ont réorienté leur projet d’étude mené avec deux autres jeunes femmes : Charlotte et Lena. « Au départ on voulait mettre en lumière les lieux culturels de Tours. On a anticipé sur leur non-réouverture et on a recréé Projec’Tours autour de la vie étudiante » raconte Elise.

Projec’Tours, c’est un compte Instagram doublé d’une chaîne YouTube « où l’on publie des conseils et des astuces pour s’aider entre étudiants. C’est une plateforme de solidarité. Ça nous tenait à cœur d’aider. Si ça peut au moins servir à une personne ça nous fait plaisir » souligne Matilda. Apparemment l’objectif est atteint :

« On reçoit quelques messages privés, pas mal d’avis positifs. Certaines personnes repostent nos publications dans leurs stories Instagram où nous écrivent pour partager leur expérience et leur ressenti. On sent qu’il y a un besoin de contact humain, que les gens ont envie de parler et d’être écoutés. »

Les vidéos sont nombreuses, les sujets variés : de comment décrocher un stage à des focus sur les formations en droit ou en immobilier. Les filles se répartissent les rôles entre rédaction des informations et montage des séquences… Leur idée c’est de prolonger l’expérience avec un site dont la mise en ligne est prévue début avril et qu’elles souhaitent pérenniser avec des actualisations régulières, y compris après la fin de leurs études.