Tours

Les tendances 2021 de l’immobilier en Touraine

Le centre de Tours reste très demandé. Mais pas que.

Malgré la crise Covid le secteur le l’immobilier a plutôt le sourire : « Au mois de juin 2020 on a battu tous les records en termes de transaction » explique le responsable d’agences Era et président de la FNAIM37 Vincent Briand au cours d’une interview pour 37 degrés.

2019 avait déjà été une année exceptionnelle « avec une tension sur les prix » et 2021 s’annonce dans le même esprit : « Janvier et février ont été marqués par l’anticipation d’un éventuel nouveau confinement. Ça tourne très vite. Si vous voulez acheter il faut être réactif. » Il n’est pas rare que certains biens partent en une semaine, en tout cas moins d’un mois.

Jusqu’à 4 000€ le m² à Tours

Parmi les secteurs très demandés : Tours-Centre, évidemment. En particulier les quartiers Velpeau et Prébendes pour leur proximité avec la gare « même si l’effet Parisiens en Touraine on l’a depuis 1987 avec l’arrivée du TGV » souligne Vincent Briand. Les secteurs Cathédrale, Préfecture ou Blanqui ont également la cote « avec des prix au m² qui dépassent allègrement 3 500 à 4 000€ » nous dit l’expert. Le corridor du tram à Tours-Nord propose également « quelles belles opportunités » jusqu’au Christ-Roi même si le secteur Tranchée-Coty voit ses prix grimpés : « Ils sont aujourd’hui à la hauteur de ce qu’on peut trouver dans le quartier Lamartine. »

Néanmoins, il y a des zones de Tours-Centre qui restent abordables… avec un certain potentiel de plu value dans les années à venir : Febvotte et Beaujardin, « autrefois vus comme des quartiers populaires mais qui se boboisent avec l’arrivée de jeunes couples. » L’effet 2e ligne de tram – dont l’inauguration est prévue d’ici 4-5 ans – se fait clairement sentir le long de son tracé, plutôt à Tours et La Riche que sur Chambray. En périphérie de l’agglo, Ballan-Miré est très dynamique tandis que certains quartiers de Joué-lès-Tours et Saint-Pierre-des-Corps restent beaucoup plus calmes.

Parmi les villes qui plaisent : Amboise, Loches… ou Charentilly

Alors les confinements de 2020 ont-ils entraîné un vaste exode vers la campagne tourangelle ? « Il n’y a pas de ruée mais une attirance pour plus de vert » résume le président de la FNAIM37 qui note par exemple un regain d’intérêt certain pour des communes à 15-30km de Tours comme Charentilly, mais les acquéreurs demandent systématiquement ou presque à acheter dans des zones faciles d’accès, proches des commerces ainsi que des services… et surtout avec une connexion Internet de qualité. « Je pense aussi qu’on va avoir une forte demande pour des espaces de coworking en dehors des villes » précise l’expert immobilier. Certaines communes en aménagent déjà comme Neuillé-Pont-Pierre ou dans le Lochois.

Loches fait d’ailleurs partie des secteurs où les transactions ont tendance à s’intensifier « avec une forte demande pour de belles propriétés avec jardin » sans pour autant atteindre le niveau d’Amboise avec des prix conséquents. La Touraine reste donc un marché immobilier particulièrement dynamique aux prix élevés… capable d’attirer du monde de la région parisienne, mais peut-être pas autant qu’en Eure-et-Loir ou dans les alentours de Blois, zones qui offrent des tarifs vraiment très éloignés de la région parisienne.