Tours

Le secteur de l’évènementiel toujours en attente de réponses concrètes

Car la reprise des activités se fait toujours attendre...

Un mois et demi après avoir présenté les résultats d’une étude de l’impact de la crise sanitaire sur l’ensemble du secteur en Indre-et-Loire, les acteurs de l’événementiel tirent de nouveau la sonnette d’alarme en s’interrogeant sur la reprise de leurs activités.

Ce lundi 08 mars, c’est au Palais des Congrès de Tours que plusieurs d’entre eux, organisateurs de spectacles, tourneurs, mais aussi prestataires techniques, traiteurs… se sont de nouveau réunis autour du président de la CCI Touraine, Philippe Roussy, pour échanger sur la situation. Autour de la table ou en visio, des élus sont présents également comme les députées Fabienne Colboc et Sabine Thillaye, le sénateur Serge Babary, le vice-président de Tours Métropole Thierry Chailloux mais aussi le sous-préfet de Chinon, Michel Robquin. L’occasion pour les professionnels de l’événementiel d’adresser une nouvelle fois leurs revendications, notamment aux élus nationaux présents et au représentant de la Préfecture et donc de l’Etat.

« On sait que les marges de manœuvre en local sont étroites et que tout se joue au niveau national » indique ainsi Philippe Roussy pour justifier la démarche.

A ses côtés, les acteurs du secteur, Christophe Caillaud-Joos pour Tours Evénements, Julien Lavergne pour AZ Prod ou encore Sébastien Bargue de l’entreprise Scène de Nuit, exposent de nouveau leurs difficultés. Pour AZ Prod, en un an c’est ainsi plus de 60 spectacles annulés et aucune visibilité pour l’avenir. Pour Tours Evénements, toutes les activités sont aussi à l’arrêt et la société mixte a même annulé l’American Tours Festival la semaine dernière suite aux annonces de la Ministre Roselyne Bachelot de limiter les festivals estivaux à 5000 places en jauge assise et sans restauration, ni bar. Même son de cloche chez les prestataires comme Scène de Nuit, Sébastien Bargue expliquant notamment que l’arrêt de ses activités depuis près d’un an a forcément un coût important au regard des investissements lourds nécessaires à une société comme la sienne, « 500 000 euros par an en moyenne ces cinq dernières années. »

« L’écoute ça ne suffit plus » insiste Philippe Roussy en réclamant avant tout, non pas une visibilité mais des perspectives sur l’avenir.

« Aujourd’hui on ne sait pas quoi dire à nos clients » renchérit Christophe Caillaud-Joos, le directeur de Tours Evénements. De son côté, Julien Lavergne réclame « un calendrier de reprise, en plusieurs actes. » Pour le président de la CCI Touraine, « rien ne justifie aujourd’hui la mise à l’arrêt de tout un secteur capable d’accueillir le public avec la mise en place de gestes barrières et de protocoles sanitaires validés à l’automne dernier. » « Nous sommes des spécialistes de la gestion des flux » abonde encore Christophe Caillaud-Joos en ce sens.

Tous sont conscients néanmoins que la reprise attendue ne pourra pas se faire désormais avant le mois de septembre car « l’événementiel est un secteur à l’inertie forte avec des délais très longs pour relancer la machine, il faut que l’on ait des perspectives sur l’avenir. »