Tours

3 choses à savoir sur les futurs trains à hydrogène de la ligne Tours-Loches

Et ça va commencer en septembre.

Des élus comme les députés tourangeaux Philippe Chalumeau et Sophie Auconie en parlaient depuis des années... Et voilà que ça avance concrètement : le 18 février dernier, la région Centre-Val de Loire a officiellement lancé un projet d’expérimentation de trains propulsés à l’hydrogène sur la ligne TER Rémi reliant Tours à Loches. Avec quels objectifs ? On vous explique...

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1 - C’est pour l’écologie

Actuellement les trains qui relient Tours à Loches via Cormery et Reignac roulent au diesel. Electrifier la ligne coûterait très cher, d’autant qu’il y a déjà d’autres travaux plus urgents à mener. L’hydrogène - qui ne rejette que de la vapeur d’eau - apparait donc comme une bonne solution, si tant est que le gaz est également produit de façon écoresponsable. Cité par la NR, le sénateur Pierre Louault suggère par exemple d’utiliser la puissance de l’Indre ou des panneaux solaires pour assurer cette fabrication. L’entreprise privée Total pourrait être partenaire de ce projet.

 

2 - Des rames fabriquées par Alstom

Le constructeur d’origine française qui a fabriqué le tram de Tours ou les TGV a élaboré le Coradia iLint présenté dès 2016 comme le premier train à hydrogène du monde.

« Ce train « à zéro émission » est peu bruyant et émet uniquement de la vapeur d'eau et de l'eau condensée. Coradia iLint se distingue par sa combinaison d'éléments innovants : une conversion d'énergie propre, un stockage flexible de l'énergie dans des batteries et une gestion intelligente de la traction et de l'énergie disponible » souligne l’entreprise sur son site Internet. Il a été conçu en Allemagne et à Tarbes en France.

 

3 - Ce sera une première en France

Des trains à hydrogène roulent déjà ailleurs dans le monde comme en Allemagne depuis 2018 et en Autriche plus récemment. D’autres régions françaises se sont également intéressées à cette technologie (il est question de la ligne entre Lyon et Clermont-Ferrand, à l’horizon 2023)... Mais finalement c’est bien le Centre-Val de Loire qui sera le premier territoire à en bénéficier.

Les premières dessertes avec ces trains nouvelle génération nous sont annoncées pour le mois de septembre 2021. Un bon moyen de mettre un coup de projecteur sur une ligne qui paraissait menacée il y a quelques années quand elle figurait sur la liste potentielle des axes à supprimer au fil des pages d’un rapport remis au gouvernement. Il reste encore bien des travaux à mener et toute une politique marketing à envisager pour rendre cet axe attractif et en faire un réel succès commercial mais c’est déjà une première étape majeure qui sera forcément observée bien au-delà de la Touraine...