Tours

Place Choiseul, la Tranchée… Ces lieux de Tours qui auront bientôt plus de verdure

Ils sont amenés à se multiplier.

Ce mercredi la ville de Tours organisait la première édition d’un événement baptisé « Aux Arbres Citoyens », soit une opération pour planter 1 000 arbres en une journée dans dix quartiers de la ville (Jardin François 1er, Rue Edouard Vaillant, Monconseil, Prébendes, Rives du Cher…). 300 personnes se sont inscrites seules ou via des associations afin de participer à la mise en terre des amandiers, chênes et autres merisiers. Objectif : végétaliser un maximum d’endroits pour favoriser la biodiversité et éviter les ilots de chaleur en plein été : « 1 arbre mature équivaut à 5 climatiseurs » rappelle le maire Emmanuel Denis.

La municipalité compte renouveler cette opération une fois par an et confirme l’ambition affichée pendant sa campagne électorale victorieuse de 2020 : planter 30 000 arbres et arbustes d’ici mars 2026 (avec l’aide du CHU ou des bailleurs sociaux, l’ensemble ne sera pas porté par la ville).

L’opération « Aux Arbres Citoyens » a donc vocation à devenir annuelle. Ce sera un échantillon du plan puisque 3 500 arbres et arbustes seront mis en terre en cette fin d’hiver ou à l’automne. « Si la ville de demain n’est pas empreinte de nature elle sera invivable » assure l’élu qui se donne pour but « de supprimer trois ilots de chaleur par an où la température est parfois de 5 voire 8° au-dessus des espaces arborés ». Après la végétalisation du parvis de l’ex-imprimerie Mame (initiée avant son arrivée), la mairie engage un verdissement du haut de la Rue Nationale et de la Place Anatole France avec le soutien de l’Architecte des Bâtiments de France (le précédent homme à ce poste refusait ce type de projet).

Ensuite, de l’autre côté du Pont Wilson, c’est la Place Choiseul qui va bénéficier d’un plan végétal, vraisemblablement en fin d’année « avec l’implantation d’une deuxième rangée d’arbres » selon Betsabée Haas, adjointe au maire en charge de la biodiversité.

La Place de la Tranchée, la Place du 14 juillet (devant l’Institut de Touraine) ou les abords de l’école St Exupéry sont également concernés. D’ici la fin de son mandat, Emmanuel Denis espère de la nature « à chaque carrefour de la ville, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. » Le tout avec des plants en provenance d’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher… En tout cas de la région, ce qui n’est pas le cas actuellement en raison de contrats passés avec des pépinières situées dans d’autres régions, « mais nos engagements arrivent à terme en 2022 » explique Bestabée Haas qui envisage de se fournir plus localement dans les années qui suivent.

Olivier Collet