Tours

Couvre-feu anti-Covid : les réflexes anti-gaspi s’adaptent en Touraine

Pour éviter les invendus.

Faire ses courses avant 18h sous peine de trouver porte close… C’est la mission depuis de longues semaines, à cause du couvre-feu national pour lutter contre la diffusion du coronavirus. Une adaptation nécessaire pour la clientèle… Mais aussi pour les commerçants qui doivent gérer leurs stocks, et en particulier les denrées périssables (pain frais, pâtisseries, sandwichs, viande…).

Alors comment faire pour éviter de jeter ? Depuis plusieurs années maintenant on voit des offres anti-gaspi en fin de journée dans certains commerces (des enseignes comme La Boulangerie de Marie Blachère sont coutumières du genre) en plus des réductions proposées en fin de marché. Il y a aussi les applis qui proposent à leurs adeptes d’acheter des paniers d’invendus à petit prix à venir récupérer en magasin. On en citera deux bien implantées en Indre-et-Loire : Too Good To Go – qui revendique 31 millions de téléchargements dans le monde et va se lance dans 5 nouveaux après une levée de fonds de plusieurs millions d’€ - et Phenix sur laquelle on va se pencher plus en détails.

Des dizaines de commerçants partenaires

En ligne sur les stores depuis septembre 2019, le programme rassemble 10 000 utilisatrices et utilisateurs sur le département, selon des chiffres communiqués par Adrien Tachet, responsable grands comptes et basé en Touraine. Des mobinautes qui font rarement plus de 5km pour aller récupérer leurs achats.

Du côté des commerces, on en compte plus d’une soixantaine : « Il y a un vrai engouement pour trouver une solution à l’écoulement des invendus et lutter contre les pertes alimentaires » explique le représentant de la marque qui considère Tours comme « ville moteur » de son développement. Un des développeurs à l’origine du projet sort d’ailleurs de la licence autour de la gestion des déchets qui est proposée à l’IUT. Parmi les enseignes partenaires : des primeurs pour les fruits et légumes, des boulangeries pâtisseries et de plus en plus de supermarchés.

« Depuis le début de la crise du coronavirus on observe une hausse des inscriptions et des connexions » relève Adrien Tachet. Un engouement qui ne baisse pas malgré le couvre-feu :

« Les habitudes de consommation ont évolué. Les commerces publient leurs offres plus tôt et revendent plus tôt, généralement entre 16h30 et 18h. »

En moyenne, les personnes inscrites sur Phenix commandent 3 à 4 paniers par mois et « dans des villes moyennes comme Azay-le-Rideau les produits se revendent aussi bien qu’à La Riche ou Tours Centre » assure le responsable de l’application. La combine consistant souvent à se mettre une alerte pour faire les meilleures affaires.