Tours

A Tours, on peut maintenant emprunter des vélos électriques pendant plus de 3 mois

Toujours pour 42€ les 30 jours.

Depuis cet automne, Tours Métropole met à disposition des vélos électriques : 150 cycles de la marque française Arcade (sans chaîne, avec panier, lumière et antivol intégré, poids : 25kg). Ces Vélociti ont une autonomie de 70km et on peut les emprunter pour 126€ le trimestre soit 42€ par mois (environ le prix de l’abonnement tout public de Fil Bleu qui est à 45€). L’objectif : parier sur le boom du vélo depuis le déconfinement et encourager certaines personnes à préférer le pédalage à la voiture pour aller au travail, faire des courses, pratiquer leurs loisirs...

3 mois plus tard, où en est-on ? « Nous avons loué 21 vélos » résume le vice-président de Tours Métropole en charge des mobilités. Un chiffre relativement bas que Christophe Boulanger justifie ainsi : « Ce n’est pas représentatif parce qu’il y a la pandémie avec le reconfinement cet automne et que la période n’est pas la plus propice pour se mettre au vélo. Il y a également eu l’aide de la ville de Tours qui a encouragé à l’achat direct plutôt qu’à faire une période de test. »

Une aide métropolitaine en réflexion

L’échantillon est faible pour une étude statistique mais l’élu constate que les adeptes des Vélociti électriques sont « presque en majorité des gens de la première couronne de l’agglomération, plutôt des jeunes et plutôt des femmes. » Pour relancer le dispositif, il est désormais possible de louer ces vélos plus longtemps. A l’origine il fallait les rendre au bout de 3 mois, on peut maintenant réclamer un prolongement tant que le parc complet n’est pas en circulation. La mesure a été adoptée en cette fin janvier par le comité du Syndicat des Mobilités de Touraine.

A côté de ça, on peut toujours emprunter les Vélociti mécaniques. Contrairement à cet automne où ils étaient presque tous basés dans des foyers, il y en a pas mal de disponibles aujourd’hui (pour 3 ou 6€ par mois). Là-aussi l’idée c’est de convaincre un grand nombre de personnes de se déplacer le plus souvent possible en vélo… et à terme d’acheter son propre équipement ? Alors que les mairies de Tours et Fondettes ont lancé des dispositifs d’aide dans leur coin (celui de Tours s’est achevé le 31 décembre), l’agglomération envisage la création de son propre dispositif :

« On ne veut pas reproduire le même modèle que la ville de Tours car il faut que ce soit complémentaire. Nous réfléchissons à une aide pour les personnes en difficulté afin d’aller vers d’autres cibles. C’est un travail qu’on lance en 2021 et qui aboutira peut-être en fin d’année ou en 2022. »

Il faut préciser que l’aide de Tours avait justement été critiquée pour son absence de critères sociaux, donc était soupçonnée de favoriser les plus aisés.

Et sinon, où en est le schéma cyclable de l’agglomération, ce plan pluriannuel d’investissement pour développer des axes réservés aux cyclistes ? « J’espère le faire adopter au 1er trimestre de cette année » répond Christophe Boulanger. « On est en train d’élaborer la carte et le guide du niveau attendu pour les aménagements c’est-à-dire la largeur des voies, la continuité entre les différents axes et le niveau de sécurité. » Autrement dit : plus de pistes cyclables, oui, mais de qualité (certaines ont été critiquées pour leur manque de praticité comme celles de l’Avenue de Grammont).

Les premiers budgets seront dépensés d’ici quelques mois pour la rive droite de la Loire entre Rochecorbon et Luynes. Une étude est actuellement en cours auprès de la population afin de recueillir l’avis de la population. Le dossier est disponible dans les mairies concernées et sur le site de Tours Métropole.

Olivier Collet