Tours

[En vitrine] A Tours, une friperie toute choupi façon appart’ de grand-mère

Elle vient d’ouvrir Rue Bernard Palissy.

[En vitrine] c’est la rubrique d’Info Tours dédiée à l’actualité commerciale en Indre-et-Loire.

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Sarah Moreau a ouvert son magasin pile le jour de la visite d’Emmanuel Macron à Tours, le 6 janvier 2021. Le chef de l’Etat n’est pas venu lui acheter le moindre article mais les gens du quartier sont déjà presque tous passés… et ça suffit amplement à son bonheur. Ancienne restauratrice et venue de Blois pour rejoindre sa fille qui étudie à Tours, la nouvelle commerçante se sent pleinement intégrée dans son quartier :

« J’aime cette ville, je rencontre tous les jours des personnes fabuleuses. »

Surtout, elle est tombée amoureuse de son local, ancien magasin de déco orientale avec un parquet massif aux lattes en chevron, des moulures et deux superbes cheminées !

Camlouk (jeu de mot > ça me looke) est une friperie. A l’heure de se lancer dans un nouveau défi, Sarah Moreau s’est inspirée de son mode de vie :

« Je consomme comme ça depuis des années. Je ne suis pas du genre à donner des leçons mais si ça peut aider des gens à prendre conscience du consumérisme ambiant de la société et qu’on peut faire autre chose ce serait idéal. »

Commandés à des grossistes, les collections proposées – exclusivement féminines – sont d’occasion mais peu portées, s’inspirant exclusivement de la mode des années 50, 60 et 70 (plein de fleurs, plein de couleurs). Un esprit « londonien », « élégant » et à prix corrects : à partir de 5€ pour certains chemisiers, souvent entre 15 et 20€ la pièce et jusqu’à 69€ pour des bottes.

En attendant de pouvoir ouvrir un salon de thé et d’organiser des vernissages avec des artistes locaux déjà présélectionnés, la commerçante a activé son atelier de retouche. Les pièces qui arrivent sont donc comme neuves au moment de la mise en vente (en ce moment elle a toute une collection d’hiver, à base de bonnets ou de mitaines). Dans tous les cas, Sarah Moreau a voulu créer une ambiance détente, « un peu comme dans l’appartement de ma grand-mère. Je veux qu’on s’y sente bien et qu’il s’y passe toujours quelque chose » Les meubles retapés par une créatrice sont à vendre tout comme la vaisselle, chinée par la patronne des lieux.

Vu les conditions sanitaires, les essayages ne sont pas toujours possibles mais les échanges si au cas où la taille ne convient pas. On peut également acheter à distance grâce aux réseaux sociaux ou bénéficier des conseils de la vendeuse : « L’autre jour une dame m’a demandé de la relooker. Elle est repartie avec 4 tenues et elle était très contente. »

Olivier Collet

Plus d'infos sur le compte Instagram de Camlouk.