Tours

A Tours on perd 17 minutes par jour dans les bouchons

Si on circule aux heures de pointe.

2020 a été atypique au niveau de la circulation routière : en raison des confinements contre l’épidémie de coronavirus, le trafic routier s’est quasiment arrêté certains jours ou alors il a fortement régressé par rapport aux années précédentes. Néanmoins, le gestionnaire de GPS TomTom a fait ses calculs : l’année dernière les automobilistes ont perdu - en moyenne - 64 heures dans les embouteillages tourangeaux, soit 2 jours et 16 heures.

Pour un trajet réalisé aux heures de pointe, ça représente 8 minutes à touche-touche le matin et 9 minutes le soir pour un parcours d’une demi-heure.

Selon la société, Tours est ainsi la 322e ville la plus embouteillée au monde... C’est beaucoup mieux que Paris (42e position), Marseille (54e) ou Lyon (113e) mais aussi qu’Orléans (246e) ou Le Mans (311e). En revanche Tours progresse dans ce classement (365e place en 2019, 351e en 2018). Angers ou Poitiers ne sont pas référencées.

D’après les chiffres communiqués, le pire moment pour circuler à Tours c’est le mardi entre 17h et 18h juste devant le jeudi après-midi et le vendredi en fin de journée ; septembre a été le mois le plus difficile et la journée du 29 octobre celle avec le plus de ralentissements cumulés. Il s’agit de préciser que ce jeudi-là correspond pile à la veille du reconfinement anti-Covid automnal, avec donc beaucoup de circulation pour quitter la ville ou faire de derniers achats avant la fermeture de commerces et d’activités pour plusieurs semaines.

Cela dit, malgré des hausses en janvier, février et août, le trafic routier a globalement baissé dans la ville et l’agglomération en 2020 - logique en raison des périodes de confinements ou encore de l’augmentation du télétravail. Ainsi, TomTom estime que les Tourangelles et Tourangeaux ont passé 9h de moins dans les bouchons qu’en 2019. Depuis 2017, on comptabilisait systématiquement entre 71 et 73h par personne dans les embouteillages en 12 mois. Il sera intéressant d’étudier l’évolution de ces données sur les prochaines années pour voir si le télétravail étale les heures de pointe ou fait baisser la congestion actuelle.