Tours

Covid-19 : comment la vaccination va s’accélérer en Indre-et-Loire

On vous dévoile le programme pour les prochaines semaines.

Des dizaines de piqûres quotidiennes… Voilà le rythme actuel de la vaccination contre la Covid-19 en Indre-et-Loire. « C’est un démarrage progressif, nous sommes en train de monter en charge »décrit la préfète du département Marie Lajus, reprenant pour cela les éléments de langage du gouvernement sommé de justifier le rythme ralenti des injections françaises en comparaison avec d’autres pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, Israël ou les Etats-Unis.

Il faut rappeler que 9 750 doses du vaccin Pfizer / BioNTech sont arrivées samedi 26 décembre au CHU de Tours et pour l’instant c’est tout ce qu’on a. Il y a donc de quoi immuniser un peu moins de 5 000 personnes, chaque patient devant recevoir deux doses à trois semaines d’intervalle. « Nous attendons de nouvelles doses le 26 janvier à destination des EHPAD privés mais pour le reste nous n’avons pas encore les dates de livraisons, c’est en train de s’élaborer, le réassort est garanti, il n’y a pas de soucis à priori » précisent la représentante de l’Etat dans le département et l’Agence Régionale de Santé.

Des centres de vaccination dans tout le département

Ce réassort va devenir nécessaire car le nombre de personnes éligibles à la vaccination ne cesse de grandir. A ce jour, les 6 000 résidents d’EHPAD tourangeaux (publics et privés) peuvent la réclamer ainsi que les 5 000 personnes qui travaillent dans ces établissements. S’ajoutent les 2 500 professionnels du CHU âgés de plus de 50 ans ou qui ont des difficultés de santé, les professionnels de santé libéraux, pompiers et aides à domicile dans le même cas soit plusieurs milliers de personnes. Ensuite, dès février, ce sont toutes les personnes de plus de 75 ans qui pourront recevoir leurs doses (la sécurité sociale enverra un bon par courrier, qu’il faudra présenter au moment de la consultation).

Comment gérer cette montée en puissance, même si tout le monde ne souhaite pas bénéficier du produit ? Pour les EHPAD, les opérations continueront de se réaliser directement dans les établissements. Pour les professionnels de santé et le grand public, un plan est en cours d’élaboration comprenant un accueil sur des sites hospitaliers, des maisons de santé voire des salles de grande capacité.

Le CHU de Tours a ouvert 3 centres à l’hôpital Bretonneau de Tours, sur le site de Trousseau à Chambray et Rue Jehan Fouquet près de Clocheville à Tours. Accessibles uniquement sur rendez-vous pris par Internet ou téléphone, ils proposent 180 créneaux par jour du lundi au vendredi (une ouverture élargie est à l’étude, si la direction trouve suffisamment de personnel – un appel a notamment été lancé auprès des libéraux ou des retraités). Dans les prochains jours, trois sites de vaccination supplémentaires vont ouvrir à Loches, Chinon puis Amboise… Et sans doute un de plus dans le Nord-Ouest tourangeau, « pour que personne n’ait à faire plus de 20 à 25km » selon la préfète.

Et pour le grand public ?

Comme certains maires le proposent, des salles communales pourraient être mises à disposition lors de la seconde phase dédiée au grand public. Probablement 3 sites dans l’agglomération de Tours, 3 autres à Chinon, Loches et Amboise puis un dernier dans le Nord-Ouest du département.

Au départ le nombre de sites pour se faire vacciner devrait donc rester assez limité, et selon les autorités c’est lié aux difficultés de conservation des doses (-80° pour le vaccin Pfizer, -20° pour celui de Moderna qui vient tout juste d’être autorisé par l’Union Européenne). Multiplier les lieux d’accueil risquerait d’entraîner du gaspillage… Plus de sites cela veut aussi dire plus de logistique et de personnel. A en croire la préfecture ce n’est pas toujours simple d’avoir toutes les ressources disponibles. Il faut également de l’espace, que ce soit pour les consultations pré vaccinales obligatoires (où l’on vérifie que le patient n’a pas eu la Covid dans les 3 derniers ou n’a pas été récemment vacciné contre la grippe), les injections et la surveillance post-piqûre.