Tours

[Tête à tête] Un commerçant heureux avant les fêtes : "On travaille bien"

Les clients reviennent après le confinement.

Dernière ligne droite pour les achats de Noël cette semaine à Tours, dans l'agglo et en Indre-et-Loire... Pour s'assurer d'avoir les cadeaux au pied du sapin, autant faire du shopping dans les boutiques de nos villes, pas de risque de colis qui prend du retard. Si le secteur du commerce local a pas mal souffert cette année avec le double confinement anti-Covid, et qu'il mettra sans doute du temps à s'en relever complètement, certaines enseignes retrouvent un peu de couleurs dans les dernières semaines de 2020... Exemple Rue des Halles, avec Tam-Tam et Gérald Andrault, 61 ans, à la tête de ce commerce sporstwear depuis 32 ans.

Jeans, T-shirt, robes, sweat, baskets... Le magasin à la clientèle branchée est plein à craquer. Décembre, c’est la plus forte période de l’année, et il ne faut pas la rater surtout après 2 hivers constellés de manifestations (Gilets Jaunes en 2018 puis contre la réforme des retraites en 2019). Des mouvements sociaux qui ont éprouvé Gérald Andrault et réduit fortement sa trésorerie. L'homme pensait que 2020 serait l’année de la reprise : “Sont venus s’ajouter deux périodes de confinement, un chiffre d'affaires en chute de 25%, un click and collect au succès mitigé, et évidemment plusieurs mois sans salaire.”

S'il est très durement impacté par la crise sanitaire, le commerçant tourangeau considère qu’il s’en sort bien mieux que d’autres métiers, en particulier les restaurateurs et cafetiers. Ensuite sa clientèle est revenue dans son magasin dès que cela était possible, avec une volonté affichée de faire marcher leur commerce de proximité. Enfin, cette période difficile a pu être surmontée grâce aux aides de l’Etat, en tête le PGE, ainsi que le fond de solidarité aux entreprises, qui - d'après Gérald - tarde un peu à arriver.

“On travaille très bien en ce moment avec les fêtes, on sent que les gens ont envie de consommer. Mais on espère éviter un troisième confinement qui serait vraiment mauvais pour nous, ça nous laisserait toute notre stock sur les bras.”

Gérald estime néanmoins que “cela va être plus difficile pour les commerces nouvellement implantés, dont les propriétaires doivent rembourser leur fond de commerce, leur maison, etc”. De son côté, il réfléchit déjà à demain, en relançant ses projets de vente en ligne. “Je reste optimiste, j’ai du boulot” conclut l'homme, accueillant une cliente qui entre dans son magasin pour ses achats de Noël.