Tours

Combien gagnent les élus de Tours ? Les données sont en accès public

Tout comme les chiffres des compteurs vélo, et bientôt le budget de la ville.

Vous aimez les chiffres ? Vous allez être servis ! La ville de Tours se lance dans une « opération transparence » et rajoute des données au portail open data de l’agglomération. L’open data, en gros, c’est un accès facilité à des informations d’intérêt public, généralement des chiffres ou des statistiques. Un petit tour sur Internet et vous pouvez trouver l’information qui vous intéresse en format brut, sans filtre. L’open data cela peut intéresser les citoyens en quête d’informations sur le fonctionnement des institutions. Cela peut également servir aux équipes de recherche pour leurs travaux. De plus en plus de collectivités locales s’y mettent (par exemple c’est grâce à l’open data qu’on a régulièrement des détails sur la ponctualité des trains en Centre-Val de Loire).

Depuis un petit moment déjà, Tours Métropole donne accès à toute une série de données qui vont des chantiers en cours à l’occupation des parkings souterrains en passant par une liste des marchés de l’agglomération ainsi qu’un annuaire des commerçants. Pour vous y plonger, il suffit de cliquer sur data.tours-metropole.fr. C’est gratuit (attention, ça peut être chronophage).

Lors du dernier conseil municipal de cette année 2020, la ville de Tours a annoncé l’ajoute d’une série de données propres à la commune. Un dossier géré par l’élu Antoine Martin. « Nous allons publier les indemnités des élus depuis 2014, les questions et les réponses posées lors du conseil municipal et les résultats des élections jusqu’en 2003, bureau de vote par bureau de vote » explique-t-il pendant la séance. Mis en ligne cette fin de semaine, le stock de fichier sera prochainement complété par les documents du budget de la ville ou encore les informations sur les marchés publics (quand elle mène des travaux, la municipalité doit lancer un appel aux entreprises pour favoriser la concurrence, puis faire son choix dans le cadre d’une procédure très encadrée. C’est ça qu’on appelle les marchés publics).

« C’est un projet d’ampleur, un impératif de transparence de l’action publique » plaide Antoine Martin qui espère que les chiffres en ligne permettront de dépassionner certains débats en apportant des sources fiables et incontestables.

Par exemple, la ville de Tours va s’appuyer les chiffres des compteurs de circulation pour déterminer si la fermeture du Pont Wilson à toutes les voitures mi-août a eu un impact sur l’usage du vélo et sur la circulation automobile. Ainsi, on peut découvrir sur le site open data les données journalières des compteurs vélo installés sur le Pont Wilson et sur les autres ponts de la ville. Auparavant, on avait plutôt accès à des données mensuelles. Là, on peut mesurer l’affluence au jour le jour. Et faire des comparatifs sur les dernières années, jusqu’en 2016.

A terme, la majorité municipale espère que le portail open data fournira les données nécessaires pour alimenter un observatoire local de la pollution de l’air.