Tours

Tours : 400 manifestants pour la réouverture des bars, restaurants et boîtes de nuit

Et un mot d'ordre : "le droit de travailler".

A l’appel de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), 400 personnes, essentiellement des restaurateurs, cafetiers, hôteliers ou encore gérants de boîte de nuit ont manifesté dans les rues de Tours ce mardi pour dénoncer la fermeture prolongée de leurs établissements et revendiquer « le droit de travailler ».

Pour ces derniers, les aides de l’Etat ne remplaceront jamais le fait de pouvoir ouvrir leurs établissements. Financièrement déjà avec des disparités fortes selon les lieux, mais aussi sur leur raison d’être : « Nos entreprises sont des lieux de lien social et de convivialité, c’est tout cela qu’on nous enlève mais aussi à nos clients. »

Dans les rangs des manifestants, beaucoup de gérants exprimaient leur désarroi face à une situation qui n’a que trop duré selon eux. « Quelle entreprise peut tenir autant de temps sans fonctionner ? Les aides ne font pas tout » s’agaçait un restaurateur expliquant que ces solutions ne sont pas viables à moyen terme. « On ne fait pas de chiffre d’affaires donc on creuse notre dette, surtout avec le prêt garanti par l’Etat que beaucoup d’entre nous ont contracté. »

« On ne mourra peut-être pas du virus, mais de ses conséquences économiques » s’alarmait de son côté un représentant de l’UMIH tandis que son organisation craint au niveau national de grandes difficultés pour 2/3 des établissements du secteur, entraînant de nombreuses fermetures d’ici un an.

D’autant plus que la situation risque de s’éterniser. Ce même jour, le Premier Ministre, Jean Castex, ayant laissé entendre que les bars et restaurants pourraient ne pas rouvrir fin janvier. Dans les rangs des manifestants, beaucoup dénonçaient une infantilisation d’un secteur qui a mis en place les mesures barrières à partir de juin. Dans le même temps, le fatalisme était de rigueur : « je crois que tant qu’il n’y aura pas de vaccin, on aura toujours le couteau sous la gorge vu qu’on nous prend pour une variable d’ajustement de cette crise sanitaire. »