Tours

5 bonnes raisons d’aller voir Les Petits Formats Erotiques, l’expo la plus coquine de Tours

Jusqu’au 26 septembre dans le centre historique.

C’est la 12e fois que La Boîte Noire organise cet événement : une expo de fin d’année rassemblant des œuvres érotiques d’artistes issus d’Indre-et-Loire ou d’ailleurs. Pour cette édition 2020, on trouve des œuvres de 17 personnalités différentes, dont certaines qui n’ont jamais participé à un tel accrochage. Vous pouvez découvrir ces tableaux, dessins ou sculptures jusqu’au 26 décembre Rue du Grand Marché dans le Vieux-Tours. Pour vous inciter à y faire un passage, on a demandé à la galeriste Agathe Place de commenter le travail de 5 artistes…

 

1 – Les photos d’amoureux détournées de Sébastien Thomazo et Rozenn

« Sébastien Thomazo et son épouse Rozenn se sont appropriés des photos anciennes chinées, qui viennent pour la plupart de Saint-Pétersbourg. Ce sont pour la plupart des photos de mariage qui ont traversé les âges et qui se trouvent complètement détournées… même pas de façon suggestive mais crue : les mariés deviennent quasiment des couples SM. Je trouve ça très drôle, complètement désinhibé, tellement en décalage par rapport à la photo initiale, à l’expression des visages. »

 

2 – La série érotico-chic et fruitière de Sabrina Bizien


« Quand je l’ai contactée pour participer aux Petits Formats Erotiques, elle m’a dit qu’elle n’arriverait pas à le faire. Elle m’a recontacté après pour me dire que la proposition l’avait tellement hantée que les idées avaient fini par venir. Ce qu’elle a fait c’est très doux, enfantin, presque naïf. Il y a vraiment deux lectures : tout part de la pomme d’Adam et Eve mais cette pomme c’est aussi le fruit de désir, l’interdit, sa couleur rouge celle de la passion. Croquer la pomme, ça veut dire ce que ça veut dire. C’est donc une série plus coquine que ça en a l’air. »

 

3 – Les tableaux phalliques et herbacés de Sandrine Housseau et Catherine Azoulai

« C’est un binôme qui marche très bien : ces deux artistes sont très minutieuses. Leur travail est très fin, très féminin, vaporeux, élégant… et en même temps on se retrouve face à des phallus sculptés et dorés comme si c’était le plus beau des bijoux. Il y a aussi des clitos, des seins… Et un côté nature qui vient ponctuer tout ça comme s’il y avait besoin de rappeler que nous faisons partie de la nature et que la sexualité c’est naturel. »

 

4 – Les cartoons érotiques d’Adam

« Adam réalise toujours des séries incroyables (il détourne l’image des héros en donnant à leur visage une tête de pénis). Ce coup-ci il m’a appelé, il m’a dit qu’il ne savait pas si l’inspiration allait venir, qu’il n’en aurait que 2 ou 3. Je lui ai dit que je les prendrais mas finalement il a eu un déclic et tous les jours il postait de nouvelles réalisations : Goldorak, Albator, Snoopy, la Reine des Neiges, Dragon Ball ou Buzz l’Eclair… Il y a un certain côté mélancolique dans tout cela. »

 

5 – L’élégante série Entre les draps de Patrice Lecomte

« La plupart des titres de séries parlent du corps, d’une personne, d’une position, jamais d’un lieu. Là, c’est très intéressant, cela fait écho au confinement. On se retrouve vraiment entre les draps d’un couple, il y a un réel travail de drapé dans ses dessins. Les draps s’enroulent autour des corps. C’est très sensuel. On se tourne dans les draps… C’est impressionnant de douceur et de rondeur. »