Tours

Culture et santé : duo de manifs à Tours le 3 décembre

A 11h30 et 15h.

« Il s'agira d'une marche funeste. D'une danse macabre. La mort des lieux de culture. La paupérisation des travailleurs. La mort de créations entières et de vocations » : voilà ce qu’on peut lire dans l’appel à manifester ce jeudi 3 décembre en fin de matinée à Tours, Place Anatole France. Il s’agit d’un mot d’ordre national : les artistes, les intermittents du spectacle, toutes les personnes qui vivent de la culture, sont appelées à marcher et à participer à un flash mob (performance programmée à midi pile, avec des zombies).

Alors que les lieux culturels (théâtres, musées, cinémas) ne rouvriront pas avant le 15 décembre, que pour les concerts on parle plutôt de 2021, que les festivals de l’année prochaine nous paraissent incertains - en tout cas très dépendants de l’évolution de l’épidémie - le monde culturel en appelle à un soutien accru de l’Etat.

Autorisée par la préfecture, la manifestation traversera le centre-ville. Une audience a été demandée aux services de l’Etat. Les revendications sont contenues dans une pétition déjà signée par près de 40 000 personnes :

« Permettons à tous les artistes, tous les techniciens, toutes les compagnies, tous les groupes et ensembles musicaux de reprendre le chemin des studios et des salles de spectacle quand bien même elles demeurent fermées au public. Qu'on leur donne du travail, qu'on leur commande des créations, qu'on les paie. Que l'Etat en premier lieu, mais aussi les régions, les départements et les villes débloquent des fonds de toute urgence pour financer cette reprise du travail qui, à terme, permettra de donner des spectacles sur les scènes de tout le pays. Il faut aussi sécuriser les droits collectifs. Les caisses sociales des artistes et techniciens doivent être renflouées. Les droits à l'assurance chômage, à la Sécurité Sociale, à la formation professionnelle, à la médecine du travail ou aux congés payés doivent être garantis. « L'année blanche » durera beaucoup plus que ce qui était prévu : tous les intermittents du spectacle, comme tous les travailleurs inscrits au chômage et empêchés de travailler, doivent voir leurs droits prolongés jusqu'à un an après la fin de la période d'impossibilité de travailler. »

Une seconde manifestation débutera à 15h, depuis la Place de la Préfecture avant un parcours dans le centre-ville... Cette fois elle rassemblera des personnels soignants, des aides à domicile, celles et ceux qui se décrivent comme « Les oubliés du Ségur », cette vaste consultation gouvernementale pour discuter des carrières dans le monde de la santé (elle a notamment abouti à 183€ de hausse de salaire pour les infirmières).

L’objectif du mouvement de ce jeudi c’est notamment d’obtenir des augmentations de salaires pour les métiers qui n’ne ojnt pas bénéficié. Mais aussi de combler les besoins en personnel (ces métiers ont souvent du mal à recruter car ils sont peu attractifs). La CGT réclame 300€ de hausse sur les fiches de paie, l’accès à des formations qualitatives ou encore une amélioration des conditions de travail.