Tours

« Non à la loi sécurité globale » : manifestation samedi à Tours

Ce sera Place Jean Jaurès.

La réouverture de tous les commerces n’est pas la seule grosse information du week-end. Il y a aussi cette journée de mobilisation nationale contre la loi Sécurité Globale votée en première lecture mardi par les députés (elle doit désormais être examinée par le Sénat pui repasser devant l’Assemblée avant de pouvoir entrer en vigueur).

Ce texte prévoir plusieurs nouvelles mesures comme le renforcement des pouvoirs pour les polices municipales mais son article le plus commenté porte le numéro 24 et c’est celui qui encadre la diffusion d’images des forces de l’ordre afin d’éviter que policiers ou gendarmes soient victimes de représailles. Cette disposition est très critiquée, notamment par les représentants des journalistes qui s’inquiètent de ne plus pouvoir faire leur travail correctement et sans risquer des poursuites judiciaires. Ils n’ont pas été rassurés par les propos du ministre de l’intérieur assurant qu’ils auraient toujours le droit de filmer des interventions. Une rencontre organisée Place Beauveau a tourné court en début de semaine.

De nombreux syndicats et collectifs citoyens s’opposent également à cette loi. Il faut dire que depuis deux ans et l’apparition du mouvement des Gilets Jaunes, la question des violences policières est un thème central de l’actualité... souvent porté à la Une via la diffusion de vidéos qui font polémique. Les dernières en date après l’évacuation d’un camp de migrants mardi à Paris. Même Gérald Darmanin les a jugées « choquantes ».

Ce samedi c’est donc jour de manifestation à Tours, le rassemblement étant annoncé dès 15h Place Jean Jaurès. « La loi de sécurité globale est l'instrument du pouvoir pour organiser son contrôle pernicieux contre toutes les aspirations démocratiques de la société civile » affirme l’antenne tourangelle du collectif Extinction Rébellion, spécialiste des actions coup de poing (contre la surconsommation, le non respect des engagements de protection de l’environnement...). « Le déploiement massif des caméras mobiles et des drones, couplés aux caméras fixes déjà existantes, entraînerait une capacité de surveillance généralisée de l'espace public, ne laissant plus aucune place à l'anonymat essentiel au respect du droit à la vie privée » craignent également les activistes.

« Les nouvelles dispositions en discussion ont vocation de faciliter la répression des militants et des militantes et d’intensifier les pratiques de nassage, de gaz et de grenade lacrymogène » redoutent pour leur part la CGT, FO, FSU et Solidaires.