Tours

Tours : 300 personnes rassemblées contre les violences faites aux femmes

Elles auraient augmenté de 30% avec le confinement.

Ce 25 novembre 2020, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, la place Jean Jaurès a attiré 300 personnes pour un rassemblement statique à l’initiative du Collectif du 21 novembre, notamment pour dénoncer les violences faites aux femmes mais aussi pour défendre un idéal de société moins machiste.

Sur le parvis, la Mairie a organisé une intervention pour parler du cas de Nudem Durak, chanteuse Kurde emprisonnée pour 19 ans pour propagande terroriste à travers ses chansons et son engagement artistique. Derrière une mairie à l’éclairage violet, la couleur représentative du féminisme, un cas paroxystique de violence est évoqué. Marie-Pierre Cuvier, conseillère municipale déléguée aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations à la ville de Tours, évoque son cas, et le remet dans le contexte des violences faites aux femmes. Elle note notamment que c’est aujourd’hui près de 87 femmes qui sont mortes en France en 2020.

En 2019, le nombre de féminicides s’élevait à 152. Cependant, l’augmentation des violences pendant le confinement sera en hausse de 30%.

Dans ce cortège, Zoé et Claire, 17 ans toutes les deux, lycéennes, viennent manifester leur engagement à des valeurs communes, à la fois sur leur engagement contre les violences faites aux femmes, une plus grande égalité femmes/hommes, l’acceptation des transgenres et les les valeurs LGBTQI+

Dans cette manifestation ou 75% des militants sont de 18-30 ans,  Zoé et Claire considèrent que les idées doivent encore évoluer sur beaucoup de sujets, elles ressentent pourtant la nécessité de faire avancer les droits des femmes dans la société actuelle, qu’elles jugent encore trop en retard dans ce domaine.

Justine, 23 ans, chargée de communication, est quant à elle militante depuis 1 an, et participe à chaque manifestation. Elle combat également les violences faites aux femmes et lutte pour la préservation du 3919, le numéro gratuit dédié aux violences conjugales, que l’Etat souhaite externaliser, et qui risque selon elle de perdre en qualité d’accueil. 

Pascal Montagne