Tours

Fil Bleu : une fréquentation divisée par 2 pendant le confinement

Moins de monde dans les transports en commun tourangeaux.

Depuis le 12 novembre, il y a moins de bus et moins de trams qui circulent dans l’agglomération de Tours. Deux semaines après l’entrée en vigueur d’un nouveau confinement anti-Covid, le réseau Fil Bleu a adapté son offre : « On est environ à 72% de bus en circulation et 85% de tramways » explique Loïc Latour, l’un des dirigeants de l’entreprise Keolis qui gère les transports pour Tours Métropole.

La décision a été prise pour s’adapter à la fréquentation :

« A partir du 30 octobre on a quasiment perdu la moitié de notre clientèle par rapport à l’année dernière parce que les étudiants suivent leurs cours en distanciel, le télétravail se généralise et il n’y a plus de déplacements pour les loisirs. Le week-end nous avons à peine 30% de la fréquentation habituelle. »

Celles et ceux qui ont besoin des transports y montent donc pour le travail, pour les courses ou pour se rendre à une consultation médicale. Fini les trajets pour aller à un spectacle, voir des amis ou faire une promenade…

La réduction des grilles horaires bus et tram a-t-elle entraîné une nouvelle perte de fréquentation ? Une petite semaine après sa mise en place Fil Bleu assure que non, on comptabilise toujours 50% de voyageurs en moins par rapport à l’automne 2019. L’idée étant de ne pas égarer celles et ceux qui ont vraiment besoin de se déplacer. « On a essayé de faire attention au calage des établissements scolaires, aux arrivées des trains en gare ou aux déplacements vers les hôpitaux pour les personnels soignants » détaille Loïc Latour. Certains horaires ont d’ailleurs été remodifiés ce lundi 16 novembre pour répondre à certaines problématiques particulières. Le matin, le service commence toujours autour de 5h et le soir il s’achève vers 23h.

Jusqu’à quand ça va durer ? Au moins jusqu’au 1er décembre, date de fin de confinement fixée par le gouvernement. Et peut-être plus selon les décisions qu’il prend pour éviter l’expansion de l’épidémie. Fil Bleu s’adaptera en conséquence. L’entreprise attend par exemple de savoir ce qu’il en sera pour les commerces avant de reconduire son offre promotionnelle des fêtes de fin d’année (transports à prix réduits pour les week-ends de décembre).

Une désaffection durable des transports ? La question se pose… Par peur de la promiscuité, parce que le télétravail se développe ou parce que le vélo fait de plus en plus d’adeptes, à quoi va ressembler la fréquentation des bus et trams tourangeaux dans les mois et années qui viennent, en supposant qu’on arrête de se confiner deux fois par an. Impossible d’avoir de réponse franche aujourd’hui mais un indice tout de même : en septembre-octobre, Fil Bleu avait récupéré 85% de sa clientèle habituelle en semaine et 70% le week-end.