Tours

2 malades Covid transférés à Tours par avion

Ils viennent de Chambéry.

Ce vendredi 13 novembre, les deux premiers patients atteints de la Covid-19 venant d'une autre région sont arrivés à Tours. Les deux personnes, arrivant de Chambéry où les services de réanimation sont saturés, vont désormais être pris en charge par les équipes médicales du CHRU de Tours.

A 16h, ce vendredi, le Docteur Alexandre Jezorny, l'infirmière Sylvie Limousin et 2 équipes d’ambulanciers attendent l’avion sanitaire sur le tarmac de l'aéroport tourangeau. L'avion en provenance de Savoie va se poser dans quelques minutes sur le tarmac. Deux ambulances s’approchent dès que l’aéronef touche le sol. Tout le monde se prépare à la prise en charge, tous entièrement protégés par des combinaisons, masques et lunettes de protection. Les pilotes eux-mêmes ont fait tout le voyage avec une tenue et un masque de protection.

Dans le coma et sous assistance respiratoire, les deux hommes, âgés de plus de 60 ans chacun sont pris en charge immédiatement. Ils n’ont pas conscience de l’opération, plongés dans un coma profond pour permettre une potentielle guérison du COVID.

Ayant déjà subi au moins 7 jours de réanimation, ainsi que de nombreuses manipulations de décubitus ventral (une manœuvre consistant à retourner le patient intubé sur son lit pour permettre une amélioration de son état pulmonaire), il sont encore dans un état grave, mais sont transportables vers d'autres hôpitaux.

Le docteur et l'infirmière assurent donc deux missions : gérer un potentiel problème pendant le transport, mais surtout s’assurer que toutes les informations seront correctement transmises à l’équipe de réanimation pour une prise en charge optimale du patient.

Après une longue procédure de prise en charge due aux multiples précautions pour éviter la contamination des soignants, de l’avion, du matériel et des ambulances, le convoi se met en route vers le NCT+ (Clinique de l’Alliance) et le service réanimation de neurochirurgie de bretonneau qui libèrent chacun une place pour ces deux patients COVID.

C’est le premier transfert vers la région en cette deuxième vague de contamination, mais probablement pas le dernier, le pic n’ayant pas encore été atteint.

Pascal Montagne