Tours

[Photos du jour] Protocole Covid à l’école : 200 profs mobilisés à Tours

Ils demandent notamment des recrutements.

Les manifestations revendicatives déclarées en préfecture sont autorisées pendant le confinement et les syndicats de l’éducation ont saisi cette possibilité pour se faire entendre ce mardi 10 novembre. Rendez-vous donné à 10h Place de la Préfecture à Tours avec des banderoles de Sud Education, FO, la CGT ou la FSU... Enseignants du 1er et du second degré se sont rassemblés dans le cadre d’un mouvement national pour dénoncer un manque de mesures gouvernementales face à l’épidémie de Covid-19.

Bilan de l’action : environ 200 personnes, toutes masquées. Plutôt satisfaisant pour un responsable FSU que nous avons interrogé, ce dernier soulignant que certains collègues ont préféré ne pas venir par peur des risques de contamination. A Tours, 13 écoles sur 58 étaient annoncées comme perturbées. Des absences aussi à Loches, Civray-de-Touraine, Saint-Pierre-des-Corps...

« C’est une grève pour avoir des moyens » explique une enseignante. « La leçon de la première vague n’a pas été retenue. Le protocole sanitair ene peut pas être appliqué sauf dans des espaces réduits. Réduire les groupes au lycée comme l’a annonce le gouvernement est un premier pas mais il faut du personnel supplémentaire pour diviser les classes ou pour l’entretien des locaux » entend-t-on lors des prises de parole des représentants enseignants.

« La priorité c’est de recruter : des profs, des médecins, des infirmières, des psychologues... Nous devons populariser cette difficulté » poursuivent les personnes présentes, par ailleurs très critiques vis à vis des enseignements à distance « qui créent des écarts entre les enfants plus défavorisés et les autres » en plus de demander plus de travail aux enseignants, ce que tend d’ailleurs à laisser supposer le bilan des évaluations nationales menées en CP et en CE1 (de moins bons résultats en maths et en français, des écarts conséquents entre élèves).

Après les discours, le cortège a quitté la préfecture pour rejoindre la Place Jean Jaurès. « C’est une grève d’avertissement » nous répète-t-on. D’autres actions sont envisagées à l’avenir afin de maintenir la pression sur le gouvernement.