Tours

Tours : Le commerce crée des étincelles au Conseil Municipal

Même 4 mois après son annulation, le Plan Etincelle agite toujours les débats

Le Plan Etincelle de Tours mis en place en mai par l’ancienne majorité municipale, puis annulé par la nouvelle à son arrivée continue de faire parler. Il y a eu un long débat sur le sujet ce lundi au conseil municipal.

Derrière les débats sur l’intérêt (ou non) du plan arrêté, les discussions s'orientent sur l’utilité de l’action municipale envers un secteur économique particulièrement impacté par la crise sanitaire qui s’est étendue sur une grande partie de l’année 2020. Secteur qui se retrouve encore plus en difficulté avec ce deuxième confinement à une époque pourtant traditionnellement forte pour leur activité.

Afin de soutenir les commerçants en cette période, la majorité d’Emmanuel Denis a présenté ce lundi soir les mesures qu’elle met en place ces jours-ci. Un peu tard pour une partie des élus d’opposition dont Thibault Coulon qui a regretté un manque d’ambitions et de vision de la part de l’équipe d’Emmanuel Denis. « Vous prenez votre temps alors qu’il faut aller vite. Vous ne connaissez pas la situation sinistre du commerce, il y a un appel au secours, extrêmement fort, votre ton rassurant ne correspond pas à leur réalité » s’est-il exprimé regrettant entre autres l’arrêt de la réflexion à court terme sur une market-place.

L’ancien adjoint à l’économie qui en a profité donc pour revenir sur le « Plan Etincelle » qu’il avait porté en mai dernier contestant notamment le bilan qu’Iman Manzari, son successeur en tant qu’adjoint à l’économie, en a fait dans nos colonnes. L'élu expliquait notamment que seuls 15 commerces s’étaient partagés 50% de l’enveloppe totale distribuée (soit près de 400 000€).

Relire notre article sur le sujet : Plan Etincelle à Tours : 361 commerces ont bénéficié des bons d’achat spécial Covid

« Il y a eu 960 000€ de bons distribués avant votre coup d’arrêt dont 82% de consommés et non pas 50% » avance de son côté Thibault Coulon qui reproche également l’annulation de la dernière tranche de 500 000€ de bons, destinés selon lui aux associations solidaires comme les Restos du Coeur, La Table de Jeanne Marie, la Croix Rouge, le CCAS… ou encore l'abandon de l'idée de market-place.

La majorité actuelle évoque elle d'autres actions mises en place en lien avec les acteurs du territoire (associations de commerçants, chambres consulaires...) : guichet unique de renseignements pour les commerçants, mise en place d'outils de communication, aides directes via la Métropole...  « Oui la situation est catastrophique mais pour autant nous travaillons » a conclu le maire de Tours.

Bilan contre bilan donc avec deux visions politiques différentes qui s’opposent parfois verbalement de manière directe et parfois brutale.

MG