Tours

[Photos du jour] Plusieurs rayons fermés dans les grandes surfaces tourangelles

Ceux où l’on trouve les fameux produits « non essentiels ».

Plus de livres, plus de CD, plus de DVD, plus de machine à laver... Mais toujours des grille-pain ou du maquillage... Après une période de tolérance qui s’achevait ce mercredi, le gouvernement a imposé la fermeture des rayons « non essentiels » dans les supermarchés et hypermarchés. L’objectif est de ne pas concurrencer les commerces indépendants fermés pendant le reconfinement prévu jusqu’au 1er décembre mais, surtout, de ne pas vous encourager à sortir de chez vous pour aller faire des courses (le concept du confinement c’est de rester le plus possible à la maison pour ne pas faire circuler le virus).

Ce mercredi, Pascal Montagne a donc pu photographier ces scènes étranges de magasins en partie inaccessibles, comme si certains rayons étaient devenus des scènes de crime.

La mesure est très critiquée, déjà par des familles qui auraient bien voulu acheter des jouets en prévision de Noël, ou par celles et ceux qui se persuadent que ça va encore plus encourager le commerce par Internet (et en particulier les grands groupes comme Amazon ou Price Minister, tandis que les plateformes créées par les petits commerces ne représenteront qu’une part de marché minimale, notamment par déficit de communication).

Pour beaucoup, la solution serait de rouvrir les petits commerces (et donc tant pis pour le confinement qui nécessite de rester chez soi). Après l’Association des Maires d’Indre-et-Loire le week-end dernier, c’est au tour des 22 maires de Tours Métropole - tous partis confondus, de signer un communiqué commun pour réclamer une autorisation de lever de rideau au gouvernement. Pour l’instant tout cela est sans effet, le gouvernement refusant de réévaluer le cadre du confinement avant mi-novembre, deux semaines après sa mise en place.

Le 1er ministre Jean Castex préfère insister sur les aides mises en place pour aider les entreprises fermées à passer la crise... Tours Métropole rappelle aussi qu’elle a mis en place un fonds d’un million d’€ mais « il ne pourra pas compenser intégralement les pertes sèches issues du reconfinement » déplorent les élus de l’agglomération.