Tours

Covid-19 : en 7 jours, plus de 1 000 cas détectés en Indre-et-Loire

Un record depuis le début des tests à grande échelle.

Il faut y voir un signe que l’épidémie de Covid-19 prend de plus en plus de place dans l’actualité : ce mardi, l’Agence Régionale de Santé du Centre-Val de Loire annonce qu’elle va se remettre à publier des bulletins quotidiens sur l’évolution de la maladie. Depuis plusieurs semaines, ces points d’étape étaient uniquement diffusés les mardis et vendredis.

Pour justifier sa position, l’ARS se base sur plusieurs données : le taux de tests positifs a été multiplié par 3 en 6 semaines, et une large augmentation du nombre de patients en réanimation (un chiffre multiplié par 9 depuis le 1er septembre).

Si l’on prend les chiffres dans le détail, 37 000 tests ont été réalisés du 10 au 16 octobre dans les 6 départements de la région dont un tiers en Touraine. 1 076 cas ont été détectés dans notre département, un record depuis le début de la politique de dépistage à grande échelle. Cela fait un taux de résultats positifs de 9% et même de 10,2% dans l’agglomération de Tours. C’est tout de même moins qu’à Orléans Métropole où 12% des analyses confirment une infection par le nouveau coronavirus.

L’autre chiffre qui est suivi de près c’est le taux d’incidence, l’estimation du nombre de cas pour 100 000 habitants. Le 16 octobre il était de 136,8 en Indre-et-Loire, là il bondit à 177,7 (chiffre le plus élevé de la région) et atteint 237,1 pour les 22 communes de Tours Métropole.

Au dernier comptage, 32 personnes étaient hospitalisées en service de médecine conventionnelle en Indre-et-Loire + 11 en réanimation. Dans le Loiret, 29 personnes sont en réanimation et 42 autres hospitalisées. Depuis le 1er mars, 1 045 décès sont attribués à la Covid-19 en Centre-Val de Loire dont 627 qui ont eu lieu à l’hôpital. Rappelons enfin que l’Indre-et-Loire est désormais placée en zone d’alerte renforcée, seuil comprenant notamment la fermeture des bars à 22h. L’objectif des autorités est désormais de freiner suffisamment l’épidémie pour éviter d’atteindre la zone d’alerte maximale synonyme de couvre-feu entre 21h et 6h du matin comme c’est déjà le cas à Paris, Lyon ou Toulouse.