Tours

Vaccin anti-Covid : le CHU de Tours au cœur des opérations de recherche

Il recrute 300 volontaires pour faire des tests.

A quand un vaccin pour stopper la progression du nouveau coronavirus ? C’est la question que beaucoup de monde se pose dans le corps médical et au sein du gouvernement, car ça signifierait la possibilité de stopper la chaîne de contamination et peut-être de stopper plus rapidement les restrictions mises en place pour éviter l’expansion de la maladie. Sauf qu’avant de rendre un vaccin accessible au grand public il faut un long processus d’études et de tests… y compris des essais sur êtres humains. On en est là aujourd’hui, avec le lancement d’une campagne pour recruter 25 000 volontaires dans toute la France… dont 300 qui seront suivis par le CHU de Tours.

Déjà en première ligne dans la lutte contre la Covid avec l’accueil de nombreux patients, l’hôpital tourangeau est aussi un pôle important de recherche. Il a travaillé sur Ebola, sur le méningocoque… Et donc maintenant sur le moyen de fournir une immunité face au coronavirus.

Nom de code du programme : COVIREIVAC. Il regroupe les travaux autour des formules de vaccins jugées les plus prometteuses par les équipes médicales quel que soit le laboratoire qui les a élaborées. A Tours, le CHU envisage d’en sélectionner 3. Les volontaires qui accepteront de se faire injecter l’antidote potentiel en avant-première doivent impérativement être majeurs et se préparer à subir un suivi médical poussé, notamment pour étudier de potentiels effets secondaires. L’objectif des médecins est d’avoir un éventail représentatif de la population (des âges différents, mais aussi des personnes qui ont déjà des maladies connues). Les essais en conditions réelles pourraient débuter très prochainement, et se poursuivre sur de longs mois avant toute validation officielle.

Précisions qu’une personne volontaire à un instant T peut tout à fait décider de renoncer au programme plus tard. L’hôpital ajoute qu’il est envisageable que certains candidats ou certaines candidates ne soient pas recontactés. Même si la France est un des pays les plus sceptiques du monde vis-à-vis des vaccins, 10 000 dossiers auraient déjà été remplis sur le site www.covireivac.fr qui coordonne l’opération nationale.