Tours

[#MIAM] Alerte pépite : un traiteur japonais zéro déchet au bout du Pont de Fil

Avec des produits locaux.

On entre et on ne voit qu'elle : l’énooooorme baleine en papier peint sur le mur du magasin. Nous voici au 60 Rue Losserand, quartier Paul-Bert de Tours, juste à côté de l’entrée Nord du Pont de Fil. Ouverte en mai, l’adresse entre directement dans le top des bons plans japonais de la ville, aux côtés du Zen pour les sushis (face au CGR Centre) ou du Nobuki côté restau (entre l’Opéra et la préfecture). On peut complètement traverser la Loire exprès pour s’y rendre.

A la tête du lieu : Yuko Toda, dont la formation initiale n’a strictement rien à voir avec la cuisine puisqu’elle a suivi un cursus aux Beaux-Arts à Tokyo. Son métier originel : le design, et la nourriture : sa passion.

 

Arrivée en France après ses études, Yuko a rencontré son mari à Paris (un photographe et directeur artistique tourangeau dont les parents résident à Saint-Etienne-de-Chigny). Ensuite, elle a traversé l’Atlantique direction Montréal (Québec), vaste ville où elle tenait un café designé par ses soins. Une grande adresse à la gestion assez pesante, poussant cette maman de deux enfants à désirer un nouveau défi de taille plus modeste sans pour autant renier ses ambitions autour de la qualité des produits et du style.

En arrivant à Tours il y a trois ans, la famille s’est installée à Paul Bert, « un quartier intime, comme un village » résume Yuko Toda qui apprécie de travailler à proximité de son domicile sa devise consistant à dire que la distance maison-bureau doit être suffisamment courte « pour ne pas laisser le temps à un bol de soupe de refroidir. » L’endroit est tout petit, sans cuisine, mais il y a une solution pour tout : le traiteur voisin prête la sienne. La déco est faite maison, réalisée durant le confinement (jetez aussi un œil au plafond et à la carte du Japon près de la porte d’entrée).

 

Ouvert chaque après-midi du mardi au samedi, le Comptoir Kulila propose d’emporter toute une sélection de plats d’inspiration japonaise réalisés à partir de produits souvent locaux (comme des légumes nippons cultivés à Bourgueil), et presque tous bio. Le tout servi dans des contenants compostables ou des bocaux consignés : « Quand les gens les ramènent ça nous permet déchanger sur les recettes » se réjouit Yuko qui prépare des rillons dégraissés dans l’amidon de riz pour attendrir la viande, des rillettes de maquereau « qui vont aussi bien sur du pain que dans un plat de spaghettis » mais aussi les célèbres onigiris à l’effiloché de bœuf bio, au tofu bio et tourangeau, ou alors thon mayo au shiso.

Les tarifs : à partir de 2€50 l’onigiri, 6-8€ pour les bocaux. Le Comptoir Kulila fait également épicerie avec la possibilité d’y acheter des shitakés frais cultivés en Indre-et-Loire, du whiskey et du rhum japonais, du saké ou toute une série de condiments. Côté sucré, on peut notamment demander les moshis glacés. L’endroit est pensé pour emporter ses produits mais il est possible de réserver des séances dégustation en fin de semaine, pour des groupes de 4 à 6 personnes. Et là, on a le droit à la totale avec une vingtaine de recettes japonaises. Yuko Toda travaille enfin pour les mariages ou les vernissages.

Olivier Collet