Tours

De nouvelles routes limitées à 90 ? « Pas d’actualité en Indre-et-Loire »

C’est ce que dit le président du Conseil Départemental.

Ce lundi 7 septembre, 292km de routes départementales repassent à 90km/h en Touraine : Tours-Chinon, Loches-Châteauroux, Tours-Bléré… Mais aussi l’ex RN10 vers Château-Renault ou Sainte-Maure-de-Touraine. Deux ans après la généralisation des 80km/h sur les petites routes par le gouvernement, ce retour en arrière est poussé par le Conseil Départemental : « Quand on vous impose de rouler à 80 sur une route où l’on peut doubler on vous pousse à la faute » s’agace encore aujourd’hui son président Jean-Gérard Paumier.

Les axes qui voient leurs panneaux changer en cette rentrée n’ont pas été choisis au hasard et sont le fruit d’un accord avec la préfecture qui a validé le dossier. Il s’agit de routes où le nombre d’accidents n’est pas trop élevé et qui bénéficient de bonnes infrastructures pour assurer la sécurité des voitures, motos, bus ou camions. D’autres itinéraires ne font pas partie du lot malgré leur forte circulation comme la D943 de Tours à Loches (pour cause de travaux) ou la levée de la Loire vers Amboise ou Langeais depuis Tours (car les départements limitrophes ne souhaitaient pas de revalorisation de la vitesse).

Pour expliquer les nouvelles règles aux conductrices et conducteurs, 550 panneaux « 90 » sont apposés au bord des routes tourangelles concernées. Le Conseil Départemental en avait gardé quelques-uns en stock mais il a dû en acheter d’autre. En comptant le coup de la pose, ça fait une enveloppe de 175 000€ : « L’Etat nous avait donné un peu de sous au moment du passage à 80 mais rien cette fois-ci » relève Jean-Gérard Paumier.

D’après l’élu, la carte routière tourangelle telle qu’elle est aujourd’hui est « un mix équilibré entre sagesse et bon sens » ou le fruit d’une décision locale face à un Etat qui a voulu faire de la généralité sans se préoccuper de certains contextes locaux ce qui reste encore en traverses de la gorge du président du Conseil Départemental. Est-ce que cela veut dire que d’autres routes pourraient aussi voir leurs panneaux changer ? « Ce n’est pas d’actualité » tranche Jean-Gérard Paumier qui se dit partisan d’une certaine stabilité.

Ce lundi découvrez également un grand entretien avec Jean-Gérard Paumier sur 37 degrés.