Tours

A Tours, les terrasses temporaires prolongées jusqu’au printemps 2021

Pour toujours plus de verres les cheveux au vent.

La crise du coronavirus a obligé bars et restaurants à fermer leurs portes pendant deux mois et demi. Ils accueillent de nouveau la clientèle depuis le 2 juin mais avec des contraintes précises : pas de consommation debout dans les bars, masque obligatoire pour le personnel ou tables espacées. Dans ces conditions, difficile de faire un chiffre d’affaire comparable à celui de l’année dernière, surtout que la fréquentation n’est pas exceptionnelle, notamment à cause de l’absence d’une bonne partie des touristes étrangers qui dépensent souvent plus que les autres.

Tours suit le modèle parisien

Pour aider ces commerces, de nombreuses villes ont accepté d’installer des terrasses temporaires sur les trottoirs voire sur des places de parkings. Matérialisées par des pots de fleurs ou des barrières en bois, elles permettent d’installer plus de tables et de chaises voire même à certains établissements de créer un espace extérieur auparavant inexistant ou très confidentiel.

Parmi ces villes : Paris, Rennes… mais aussi Tours, évidemment. Rue Marceau, Rue Voltaire, Place du Grand Marché… Au total le maire Emmanuel Denis estime qu’une centaine de terrasses temporaires sont disséminées dans la cité. Normalement, elles doivent plier bagage le 31 octobre. Mais à l’instar de la capitale qui autorise les commerçants à occuper l’espace public jusqu’en juin 2021, la municipalité tourangelle accepte également de prolonger le bail jusqu’au printemps prochain.

Des terrasses temporaires désormais payantes

Pour bénéficier de cette mesure post-Covid, les bars et restaurants qui ont actuellement une terrasse temporaire devront déposer une nouvelle demande auprès de la mairie. A priori la plupart d’entre eux devraient obtenir gain de cause mais dans certains cas le dispositif risque d’être revu, notamment pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, l’élu en charge du commerce Iman Manzari indique que désormais cette occupation du domaine public sera facturée. Il faut tout de même rappeler que depuis le début de la crise sanitaire, la ville a suspendu le prélèvement des droits de terrasse et de publicité sur le domaine public pour aider les entreprises en difficulté.

Dernière précision : ces terrasses ne pourront pas être chauffées pendant la saison hivernale. Pas à cause d’une décision tourangelle, mais suite à une nouvelle mesure de l’Etat afin d’éviter trop de pollution. Cela dit, il arrive parfois qu’on ait de belles journées pas trop froides jusqu’en novembre ou dès fin février, rendant agréable une pause café dans la rue avec un bon manteau…

Olivier Collet