Tours

[Sans filtre] « Le modèle de l’aéroport de Tours ne me convient pas »

Dixit François Bonneau, le président de la région Centre-Val de Loire.

En marge d’un point presse de rentrée, François Bonneau, le président de la région Centre-Val-de-Loire s’est exprimé sur le sort de l’aéroport de Tours.

A Tours, ces dernières années, il a été reproché à plusieurs reprises à François Bonneau de privilégier l’aéroport de Châteauroux au détriment de celui de Tours. Ce dernier s’en défend : « On a toujours défendu l’idée d’un aéroport de maintenance à vocation industrielle à Châteauroux, on n’a jamais cherché à développer le trafic passagers qui n’est aujourd’hui que de 5000 par an. »

A l’inverse François Bonneau maintient l’intérêt de celui de Tours pour le transport passagers, même s’il met des bémols. « Personnellement je pense que c’est stupide de prendre l’avion quand on peut faire autrement »  nous dit-il ainsi. Précisant sa vision, François Bonneau évoque un non-sens à l'idée de développer des lignes nationales mais voit un intérêt pour l’aéroport tourangeau pour les destinations touristiques internationales comme l’Italie, avec une possibilité de devenir la porte d’entrée aérienne du Val de Loire.

Oui mais suite à l’élection d’Emmanuel Denis à la ville de Tours, l’avenir de l’aéroport est incertain. En effet s’il n’argumente plus pour une fermeture complète de la plateforme aéroportuaire tourangelle, le nouveau maire de Tours (qui a ce thème dans sa délégation à Tours Métropole) n’a jamais caché sa remise en cause du modèle aéroportuaire et sa volonté de le revoir.

 Un point sur lequel François Bonneau se dit en accord, expliquant que « Le modèle de l’aéroport de Tours ne me convient pas ». Pour le président de la Région, le financement des vols passagers et de la dépendance à Ryanair ne doit plus être d’actualité. Un point sur lequel il rejoint donc le maire de Tours qui trouve là un allié de choix. S’ils veulent le maintenir les élus devront donc trouver un nouveau modèle alors même que l’aéroport de Tours se trouve en pleine transition suite au départ de l’Ecole de Chasse de l’Armée qui finançait jusqu'ici une partie des infrastructures (entretien de la piste, contrôle aérien).