Tours

Estivales Commerçantes à Tours : Une réunion attendue entre la ville et les commerçants

L’occasion de faire un bilan intermédiaire

Alors que les Estivales Commerçantes se déroulent chaque samedi depuis début août, la ville de Tours tiendra une réunion avec les commerçants concernés ce mardi soir à l’Hôtel de Ville, afin d’échanger et faire un premier bilan intermédiaire.

Annoncées dès la campagne municipale, les Estivales avaient été pensées pour aider les commerçants face à la crise du Covid-19. Elles étaient pensées également pour la majorité d’Emmanuel Denis et l’adjoint aux commerces, Iman Manzari, comme une solution de remplacement à la Braderie de Tours qui ne pourra pas se tenir cette année.

Le projet était simple : adossé aux Inattendus, le festival culturel hors-les-murs lancé parallèlement, il constituait pendant 6 samedis de suite à une piétonisation de certaines rues et places du centre-ville et la création d’animations dans ces mêmes secteurs pour attirer un public et donc des clients pour les commerces du centre-ville.

Problème : dès le premier samedi, des voix se sont élevées pour dénoncer un « flop » face au manque de monde dans les rues, causé en partie pour certains commerçants par la piétonisation des rues et donc l’impossibilité de venir en voiture et de se garer dans le centre. La ville de Tours avait alors procédé à des ajustements en revoyant notamment la zone piétonne. Insuffisant encore pour certains commerçants qui déplorent toujours après 4 samedis d’Estivales, un manque de clients.  

C’est pour aborder toutes ces questions qu’Iman Manzari a convié environ 200 commerçants pour une réunion ce mardi soir. « Nous voulons faire un bilan intermédiaire avec les commerçants. Nous avons toujours dit que les Estivales étaient une expérimentation avec des ajustements possibles et que nous serons dans le dialogue. Nous allons donc voir ce qui peut être amélioré en mettant en place des outils d’évaluation » explique à Info Tours l’adjoint aux commerces.

Ce dernier met en garde également contre une instrumentalisation politique des critiques, en ciblant des élus de l’opposition, peu avares également en reproches sur les réseaux sociaux envers l’initiative de la Mairie. Prenant en exemple le secteur de la place de la Résistance, où les remontrances se font les plus nombreuses, Iman Manzari explique que c’était une demande de l’association des commerçants de la place d’être intégrés aux Estivales, contrairement à ce qui était prévu au départ du projet. « Les commerçants de la rue de la Scellerie n’ont pas voulu être intégrés, on les a écoutés » poursuit l’adjoint comme preuve de sa volonté d’écoute et de dialogue.

Plus généralement, Iman Manzari juge les Estivales de façon positive : « nous avons réussi à les lancer dans un temps très court en lien avec les Inattendus, et elles ont permis d’instaurer rapidement des échanges avec les commerçants et de commencer à travailler ensemble » analyse-t-il ainsi. Et l’élu de vouloir voir plus loin en proposant notamment des réunions trimestrielles avec les différentes associations de commerçants afin d’échanger régulièrement et pouvoir porter des initiatives communes pour défendre et valoriser le commerce.

L’info en plus : 65 000 euros c’est le coût des Estivales

Alors que des membres de l’ancienne majorité de Christophe Bouchet ont avancé sur les réseaux sociaux un coût de 300 000 euros à la ville pour les Estivales Commerçantes, Iman Manzari dément fermement ce chiffre. Pour le nouvel adjoint aux commerces, le budget des Estivales s’élève à 65 000 euros pour les 8 samedis et vient de celui prévu initialement pour la Braderie de début septembre et annulée pour cause de Covid-19.