Tours

Le masque va devenir obligatoire dans le centre de Tours (mais seulement après 18h)

Pour limiter les risques de propagation de la Covid-19.

Des rues étroites et beaucoup de monde qui circule entre les bars, les restaurants et les habitants... Un tel brassage de population préoccupe les autorités alors que le nombre de contaminations au nouveau coronavirus a tendance à progresser dans le département d’Indre-et-Loire. Pas de nouvelles admissions en réanimation, pas de hausse du nombre d’hospitalisations mais une proportion de cas positifs en progression parmi les tests effectués, et des malades qui contaminent plusieurs autres personnes.

Pour éviter des clusters conséquents pouvant donner lieu à des infections massives, la préfecture et la mairie de Tours s’accordent pour rendre le masque obligatoire dans l’hyper-centre de la première ville du département à partir du vendredi 7 août. La préfète Corinne Orzechowski - sur le départ, prochainement remplacée par Marie Lajus - en a fait l’annonce à la NR ce week-end.

Dans le détail, il faudra impérativement avoir le nez et la bouche couverts chaque soir à partir de 18h dans un périmètre qui comprendra notamment le Vieux-Tours, la Rue Nationale, la Rue des Halles ou les bords de Loire sur la rive sud (où le masque est déjà obligatoire pour les déplacements sur le site de la guinguette). La mesure sera valable toute la soirée mais aussi toute la nuit, jusqu’au lever du soleil (environ 6h du matin). Dans la journée, il sera possible de se déplacer sans masque sans risquer d’amende mais de nombreux spécialistes conseillent tout de même de sortir avec en toutes circonstances dès qu’il peut y avoir du monde.

Tours n’est pas la première grande ville de France à prendre ce type de décision. Orléans l’a par exemple fait cette semaine pour ses marchés et les bords de Loire. C’est le cas aussi pour Saint-Malo, Nice, Le Touquet... Reste que pour être efficace, la mesure doit également être largement communiquée, par exemple avec des panneaux d’information à l’entrée des zones concernées.

Photo d'illustration.