Tours

Changements en vue pour les marchés de Tours

La ville pourrait revoir ses plans à Monconseil.

Des marchés qui s’étalent en longueur et en largeur, des stands très espacés… La configuration mise en place pendant la période aigue de la crise sanitaire prend fin ce mardi 21 juillet. La ville de Tours annonce le retour à la normale de tous ses marchés, c’est-à-dire les commerçants abonnés à leur place habituelle. On s’interroge déjà : pourquoi prendre cette décision alors qu’on nous parle d’une deuxième vague possible pour l’épidémie et que ce serait de bon ton de garder une certaine distance ? Réponse de l’adjoint au maire en charge du commerce Iman Manzari :

« Certains commerçants se retrouvaient éloignés du cœur du marché et nous disaient avoir des pertes de chiffre affaire allant de 30 à 45%. Avec moins d’emplacements, on ne pouvait pas non plus accueillir tout le monde, les placiers étaient obligés de refuser le déballage pour certains non-abonnés. Le retour à la configuration initiale permettra à tout le monde travailler. Nous gardons la distance d’1m entre les stands et les clients, les commerçants devront porter le masque et il est recommandé pour les visiteurs. Et puis comme c’est l’été, certains marchands seront en vacances ce qui créera naturellement des espaces. »

Chaque semaine, les agents de la ville seront chargés d’évaluer la situation, et d’adapter le protocole si nécessaire. Ce week-end à Beaujardin, l’élu regrettait l’absence de masques sur le visage d’un grand nombre de commerçants. Il assure qu’il n’hésitera pas à sanctionner. En attendant, « on discute et on adapte. On est en phase d’expérimentation permanente. »

Plus globalement, quel est le projet de la nouvelle municipalité pour les marchés de Tours ? La ville est largement réputée pour la qualité de ses différents rendez-vous hebdomadaires. Est-ce possible de faire encore mieux ? Iman Manzari pense que oui et il veut travailler sur le sujet avec l’élue en charge de la politique alimentaire Alice Wanneroy : « On va faire un travail de fond pour privilégier les producteurs locaux, développer de petits marchés si besoin » espère-t-il.

Un marché Place de la Résistance ?

Durant les six dernières années, la mairie n’est pas restée inactive avec les marchés. Elle a tenté d’en installer un aux Deux-Lions le mardi soir (un échec retentissant) et elle en a ouvert un autre tout récemment à Monconseil, chaque vendredi matin. Créé en pleine pandémie, ce marché préoccupe l’élu au commerce : « Il ne va pas rester comme aujourd’hui. Je pense que les horaires ne sont pas adaptés aux besoins, il y a aussi quelques problématiques autour des branchements pour les commerçants. Ce marché a été lancé trop tôt, trop vite et il pourrait mieux fonctionner. On va en discuter avec les riverains et les marchands. »

En parallèle, l’adjoint au maire se pose la question de la pertinence d’ouvrir un marché sur la Place de la Résistance, qui accueillait autrefois le marché gourmand certains vendredis soirs (avant un déménagement Bd Béranger sans que ça suffise vraiment à relancer l’événement). « On travaille avec l’association des commerçants pour que cette place devienne autre chose qu’un parking. Il faut lui créer une identité » insiste Iman Manzari qui n’exclut pas – à terme – de supprimer le parking comme ça a pu être fait (avec succès) Place Châteauneuf. En tout cas, le lieu bénéficiera d’une semaine supplémentaire d’animations lors du festival commercial de l’été baptisé Les Estivales. Elles s’achèveront le 13 septembre au lieu de 6 pour le reste du centre-ville.

Olivier Collet