Tours

Colos, sport, révisions : en Indre-et-Loire, un plan d’1 million d’€ pour occuper les jeunes cet été

Notamment dans certains quartiers de Tours, Joué, St-Pierre et Amboise.

Habituellement on estime qu’un enfant sur 4 ne part pas en vacances pendant l’été. Après le confinement et l’épidémie de coronavirus de cette année 2020, le chiffre risque d’augmenter. Pour limiter ça, des mesures se mettent en place en direction des familles les plus modestes ou des enfants en difficulté. Le but ; fournir un catalogue d’activités ou de séjours à 1 500 enfants et jeunes de 3 à 29 ans sur l’ensemble du département d’Indre-et-Loire. C’est la préfecture qui coordonne tout ça et elle y consacre un budget d’1,1 million d’euros.

Le premier dispositif se fait en lien avec l’éducation nationale sous le nom « Vacances apprenantes ». Autrement dit des stages de deux semaines pour des élèves qui ont eu du mal à suivre les cours à distance (parce qu’ils manquaient de matériel informatique ou parce que leurs parents ne parlent pas français). Ça devrait concerner 900 enfants à partir du 7 juillet alors que d’habitude les dispositifs de soutien estivaux mis en place en Touraine en rassemblement deux fois moins. Les matinées seront consacrées à des cours ou révisions en petits groupes de 10 avec des professeurs (dictées, ateliers autour du Moyen-Âge ou de l’Antiquité…) puis l’après-midi place à des activités ludiques (art, sport) encadrées par des animateurs. A Tours, c’est le site de la Charpraie qui accueillera tout ça.

Certains collèges et lycées resteront également ouverts pendant les grandes vacances. Et comme d’autres années, des stages de pré-rentrée s’organiseront fin août.

Des activités pour découvrir le système solaire ou les insectes

En plus de ça, des séjours dits « d’école buissonnière » seront proposés aux parents. « L’idée c’est que les jeunes de la ville aillent à la campagne et inversement » commente la préfète d’Indre-et-Loire Corinne Orzechowski. Alors que le Conseil Départemental a annulé les colonies de vacances qui devaient voir partir 640 jeunes au fil de l’été, la préfecture va financer des séjours via des professionnels du secteur ou des collectivités. Pour la partie pédagogie, ce sera la découverte du système solaire, l’éducation à l’environnement (hôtels à insectes, randos), des ateliers de lecture ou du cirque : « Ce qu’on veut c’est remobiliser les enfants, leur donner un rythme, un cadre » résume Xavier Gabillaud. L’Etat prend à sa charge 80% du coût du séjour soit 400€, le reste est à la charge d’autres collectivités locales ou des familles mais l’ambition est que celles qui ont le moins de moyens ne paient rien.

Ainsi l’association Courteline enverra 80 enfants dans le Lochois pendant 15 jours… une partie du département qu’ils ne connaissent pas forcément. A Joué-lès-Tours, le JFCT organisera des stages de foot dédiés aux jeunes filles de 6 à 15 ans. 200 inscriptions sont déjà validées mais il reste des places (au moins autant, en juillet et en août). Pour savoir où et quand, une carte des initiatives avec contacts est dispo sur le site de la préfecture.

Centre de loisirs ouverts plus longtemps, job dating au Sanitas…

En complément, des actions seront proposées directement dans certains quartiers comme le Sanitas à Tours, la Rabière à Joué mais aussi Saint-Pierre-des-Corps et Amboise (51 000€ débloqués ces dernières semaine,s et une nouvelle enveloppe à venir). Une dizaine de médiateurs supplémentaires doivent être recrutés pour compléter la trentaine de personnes déjà engagés, certains centres de loisirs recevront des financements supplémentaires pour ouvrir plus longtemps (15 jours en août, par exemple), la police et la gendarmerie organiseront des manifestations autour de la sécurité routière façon escape game pendant que les pompiers accueilleront des enfants en immersion dans leurs casernes.

Précisons enfin que certaines actions concerneront également des communes rurales comme Saint-Antoine-du-Rocher. Et que des financements iront aussi à des structures qui agissent pour l’emploi des jeunes jusqu’à 29 ans. Un job dating est notamment annoncé au Sanitas.

Photo d'illustration.