Tours

En septembre, une 2e épicerie sociale mobile en Indre-et-Loire

Notamment pour aider les étudiants.

La crise du coronavirus a accentué la précarité en Indre-et-Loire : depuis le début du confinement, les associations qui distribuent de l’aide alimentaire ont énormément de travail. On a vu de longues files d’attente devant les Restos du Cœur ou une affluence inédite à La Table de Jeanne-Marie dans le quartier Febvotte de Tours. C’est la conséquence de la fermeture de certaines structures faute de bénévoles mais aussi des difficultés croissantes pour certaines familles avec la hausse du chômage ou la perte de revenus pendant les périodes d’activité partielle dans les entreprises.

Cette crise sanitaire on la ressent notamment à la Banque Alimentaire de Touraine dont les entrepôts sont à St-Pierre-des-Corps dans la zone des Grands Mortiers : les stocks ont tellement diminué que l’association a monté une collecte événementielle pour ce week-end des 26-27-28 juin. Elle fait toujours un appel aux dons en début d’année mais cette fois-ci elle espère récupérer 50-60 tonnes contre 30-35 en temps normal afin de tenir jusqu’à la collecte nationale du mois de novembre.

Pour réussir, un millier de bénévoles seront répartis dans plus de 70 magasins du département (contre une cinquantaine en temps normal). Parmi eux : de petits supermarchés, pour soutenir leur activité qui a déjà bien marché pendant le confinement. « Comme d’habitude nous avons besoin de conserves de légumes et de poissons, de pâtes, d’huile, mais aussi de sucre et de farine. On en manque beaucoup » nous dit le président Dominique Cochard.

Vu les annonces de licenciements dans de nombreuses entreprises, la Banque Alimentaire s’attend à être fortement sollicitée dans les prochains mois,« certaines associations nous font déjà remonter une hausse de leur nombre de bénéficiaires » souligne Dominique Cochard. Pour y faire face, une deuxième épicerie sociale mobile verra le jour dès le mois de septembre avec plusieurs tournées par semaine en partenariat avec la Croix Rouge.

Financé par l’Etat ou le Conseil Départemental, le camion desservira une vingtaine de communes et surtout le campus de Grandmont et la fac des Tanneurs : « On estime que 1 500 à 2 000 étudiants sont en difficulté en ce moment parce qu’ils ont perdu leur boulot ou n’ont pas pu rentrer dans leur pays » détaille le président. Afin de ne pas manquer de nourriture pour répondre à tous les besoins, la Banque Alimentaire a donc besoin de vous. Elle peut également compter sur de nouveaux donateurs qui sont venus vers elle pendant le confinement et ont promis de continuer à l’aider, notamment des producteurs et des industriels.

Rendez-vous sur 37 degrés pour lire l’interview intégrale de Dominique Cochard