Tours

Objectif Maire avec Emmanuel Denis : « On ne rajoutera pas de caméras de surveillance à Tours »

Le candidat explique sa politique sécuritaire.

C’est l’événement de la dernière semaine de campagne avant le second tour des élections municipales ce dimanche 28 juin : la rédaction d’Info Tours et de 37 degrés vous propose deux entretiens long format avec les candidats qui se disputent le fauteuil de maire pour les 6 prochaines années. Ce mardi, c’est l’écologiste Emmanuel Denis qui a répondu à nos questions depuis le plateau de notre partenaire Arkham Studio.

Au cours de l’entretien, le candidat a eu l’occasion de développer sa vision de la sécurité, un des grands thèmes de la campagne d’avant premier tour (avant que le coronavirus ne fasse la une). Récemment engagé dans les manifestations contre les violences policières et le racisme, Emmanuel Denis n’a pas dit directement comment il comptait agir pour éviter de tels faits à Tours. « Aujourd’hui il faut retrouver une vraie coordination autour de la tranquillité publique dans les quartiers » souligne néanmoins l’écologiste qui évoque « beaucoup de témoignages (sur des problèmes de sécurité) à Ste Radegonde, à la Bergeonnerie et à Montojeux, au Champ de Mars dans le quartier des Bords de Loire… Les populations sont inquiètes et se sentent abandonnées par la force publique. »

La tête de la liste Pour Demain – Tours 2020 estime que depuis 6 ans il y a eu « beaucoup de communication sur le nombre de caméras et la croissance des effectifs de la police municipale mais quand on regarde le budget 2020 de la ville par rapport à celui de 2014 les effectifs ont légèrement décru. »

« Sur le terrain on manque au moins d’une dizaine d’ilotiers. Il faut que la police retrouve un ancrage sur le territoire, en lien avec les acteurs sociaux et associatifs. »

Emmanuel Denis propose notamment de créer des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dans différents quartiers et souhaite plus de médiateurs de rue, une politique à discuter avec le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire qui cette compétence mais – en cas de désaccord – il envisage aussi de subventionner des associations qui recruteront elles-mêmes ces éducateurs (il prend l’exemple d’une mesure similaire à Joué-lès-Tours.

Le candidat a également évoqué le sujet sensible des caméras de surveillance, un dispositif auquel il a longtemps été farouchement opposé :

« Aujourd’hui les agents de la police municipale disent qu’il y en a assez même s’il y en a certaines que l’on pourrait déplacer. Le vrai problème est technique : le serveur n’est plus au niveau, il faut le changer pour une meilleure qualité de traitement des images. Nous ferons ces dépenses mais on ne rajoutera pas de caméras. J’ai évolué sur ce sujet : ça peut avoir son importance, ça permet parfois de résoudre des crimes. On ne peut pas se passer de cet outil mais ça ne sert pas à faire de la prévention. Nous n’avons aucun intérêt à les démultiplier car derrière il faudrait mettre une armée de personnes pour regarder les images. »

A l’inverse, Christophe Bouchet propose d’augmenter fortement le nombre de caméras d’ici 2026.

L'interview intégrale d'Emmanuel Denis est accessible ici :