Tours

Objectif Maire avec Christophe Bouchet : « Il faut de nouvelles lignes à l’aéroport de Tours »

Avec Ryanair, ou d’autres.

C’est l’événement de la dernière semaine de campagne avant le second tour des élections municipales ce dimanche 28 juin : la rédaction d’Info Tours et de 37 degrés vous propose deux entretiens long format avec les candidats qui se disputent le fauteuil de maire pour les 6 prochaines années. Ce lundi, c’est le maire sortant Christophe Bouchet qui a répondu à nos questions depuis un plateau installé à Mame, dans les locaux d’Arkham Studio. Parmi les sujets abordés : l’alliance avec son concurrent LREM Benoist Pierre, la 2e ligne de tram, le projet de rénovation des Halles, le CHU et… l’avenir de l’aéroport de Tours.

« C’est un endroit rêvé pour une zone de développement économique car le vrai problème de Tours c’est que nous n’avons pas assez de terrains pour des installations d’entreprises » estime le candidat en référence aux 200ha que l’armée va libérer après le départ de son école de chasse vers Cognac. Quels types de sociétés pourraient s’installer sur ces terres ? Christophe Bouchet évoque des activités en lien avec les biomédicaments ou les ressources humaines (déjà bien implantées à Tours) et soutient l’idée d’un pôle autour de l’hydrogène vanté par le député LREM Philippe Chalumeau.

Sur l’aéroport en lui-même, il assure qu’en cas de réélection il trouvera les 15 à 20 millions d’€ nécessaires pour rénover la piste d’atterrissage laissant planer l’idée qu’en cas de victoire de son concurrent ça n’arrivera pas :

« Ça fait 6 ans qu’un type comme Benoit Faucheux (colistier de Pour Demain – Tours 2020, ndlr) vote systématiquement contre l’aéroport à la région. Et aujourd’hui les Verts auraient changé d’avis ? Où est la cohérence ? Quant à Emmanuel Denis il utilise lui-même Ryanair. On ne peut pas être contre l’aéroport et prendre l’avion à Tours, ce n’est pas possible. »

Justement, que faire de Ryanair dans le futur ? Réponse de Christophe Bouchet : « Aujourd’hui on subventionne le siège à hauteur de 13€50 et ce n’est pas énorme. Il faut regarder ce que ça rapporte : si l’avion a surtout un effet sortant pour des Tourangeaux qui vont en villégiature à Londres, Marrakech ou Porto (70% du trafic actuel, ndlr) ce n’est pas intéressant. Mais si demain on a un deal avec Ryanair ou un autre qui nous assure qu’en contrepartie de ces lignes on fait venir des gens de Francfort, Düsseldorf ou Milan j’achète car ces gens viendront visiter les châteaux, participeront à des congrès, nourriront les restaurants, les hôtels, les bars ou les gîtes, bref, l’économie. »

C’est ce type de contrat que le candidat veut négocier avec la compagnie low cost irlandaise ou une autre à partir de 2020. Une vision opposée à celle de l’actuel président de Tours Métropole Philippe Briand, plutôt partisan de stopper les subventions à cette entreprise au modèle social très critiqué.

Ci-dessous, l’interview intégrale de Christophe Bouchet :