Tours

[Photos du jour] Cet été, le Pont Wilson aux couleurs du Japon, des USA, de l’Espagne…

Le pavoisement s’intéresse aux villes jumelles et amies de Tours.

C’est un bon signe pour confirmer l’arrivée de l’été : le Pont Wilson de Tours se pare de drapeaux pour quelques mois. 32 drapeaux, toujours commandés à des artistes, souvent en début de carrière. Cette année c’est Marie Dubois – 26 ans – qui a été choisie. Originaire du Havre, la jeune femme est arrivée à Tours en 2012 pour entre à l’Ecole des Beaux-Arts. Dans une interview à 37°, elle nous raconte qu’elle voulait d’abord s’intéresser à la restauration d’œuvres contemporaines mais finalement elle a préféré la création. Elle a déjà exposé à Mulhouse mais aussi à Alger où elle a pu travailler en résidence pendant 1 mois et demi, au moment où la capitale algérienne a commencé à se soulever contre son ex-président (Bouteflika).

Le travail de Marie Dubois s’intéresse beaucoup à l’actualité, par exemple elle découpe des photos dans les journaux, elle les classe selon des thèmes un peu farfelus (bras en l’air, écrans, deux bras en l’air, véhicule) et elle les ressort de temps en temps pour ses projets artistiques.

Pour décorer le Pont Wilson cet été, l’artiste a aussi bossé à partir de photos de presse. Pendant le confinement qu’elle a passé dans une maison de La Riche, elle a sélectionné des images d’habitants des 16 villes jumelles et amies de Tours (Trois-Rivières au Québec, Takamatsu au Japon, Parme en Italie, Ségovie en Espagne, Minneapolis aux Etats-Unis…), elle les a retouchées et ça donne des duos de drapeaux qui se font face du côté Ouest et Est du pont. On y découvre le nom des villes avec qui Tours entretient des relations et leur nombre d’habitants.

C’est à la fois un projet artistique et pédagogique car avant de vous balader au-dessus de la Loire on vous met au défi de nous citer au moins la moitié de ces villes, pas sûr qu’il y ait grand monde pour réussir le test.

 « Je me suis rendue compte que beaucoup de personnes ne savaient pas avec qui Tours était jumelée. Ce n’est que récemment quand on a parlé de la mort de George Floyd que j’ai découvert qu’il existait une association Tours-Minneapolis (la ville où l’afro-américain a été tué lors de son interpellation par la police, ndlr) » raconte Marie Dubois. Pour l’anecdote : elle avait déjà proposé un projet similaire en 2018 mais c’est son amie Alexandra Riss qui avait été choisie par la ville. Cette fois-ci, son travail est à découvrir pour de vrai jusqu’en octobre.