Tours

Ballon d’eau chaude, chariot, portière de voiture… C’est fou tout ce qu’on peut pêcher dans le Cher à Tours !

Des bénévoles sortent ces objets de l’eau grâce à des aimants.

Sur Info Tours on vous parle régulièrement des initiatives solidaires pour nettoyer les coins de nature souillés par des déchets. La plupart du temps ces groupes agissent en bord de Loire ou sur les rives du Cher. Dans l’herbe, au milieu des buissons et sur les chemins. Mais il y aussi des déchets DANS l’eau. Et pour les retirer, ça demande une certaine logistique…

Alors comment vider les cours d’eau de ce qui n’a vraiment rien à y faire ? Depuis quelques temps, on voit de plus en plus de pêcheurs à l’aimant en action dans le département. A Amboise… mais aussi à Tours. Parmi eux : Stanislas Auger.

« J’ai découvert cette technique en regardant des vidéos sur YouTube et ça m’a passionné. J’ai acheté un premier aimant sur Internet, j’ai réuni quelques personnes et on a commencé une première pêche sous le Pont de Fil. En une journée on a ramassé 150kg de ferraille, de détritus et de papiers. On a trouvé du grillage, des morceaux de mobylette, des vélos… Il y avait même un ballon d’eau chaude qu’on n’arrivait pas à sortir : il a fallu appeler la mairie pour le récupérer. »

Ça, c’était il y a un an. Depuis, le jeune homme a commandé un aimant plus puissant et changé de terrain. Ces derniers temps, il pratique sous le pont qui traverse le Cher au niveau d’Ikea. « A chaque fois je retire plusieurs dizaines de kilos. La dernière fois on a trouvé les restes d’une télé, des chaînes de vélo, une porte de coffre-fort, des filtres à huile, des plaquettes de freins, un chariot de supermarché… » Des objets qui ont été balancés à l’eau récemment… ou pas. « La porte de coffre-fort pesait facilement 20kg, elle était toute rouillée et l’aimant avait du mal à adhérer. On a dû utilisait un grappin. » Et pourtant, à cet endroit, le Cher est nettoyé au moins une fois par an au moment de sa mise en chômage (l’automne).

Stanislas Auger espère faire grossir son mouvement et le structurer en association pour disposer des autorisations nécessaires afin d’intervenir avec ses aimants. Une sortie est programmée le 5 juillet au niveau du pont du Sanitas, près du Carrefour de Verdun :

« On pense qu’il y aura pas mal de choses à remonter comme des vélos, des moteurs de voitures ou des mobylettes. On ira plusieurs fois, on change seulement d’endroit quand c’est propre. »

Tout ce qui est sorti de l’eau est envoyé en déchetterie ou revendu au ferrailleur. L’argent récolté servira à l’association, pour financer ses activités comme l’achat de matériel. Et si vous vous posez la question, non, Stanislas Auger ne récupère pas plein de bijoux : « L’or et l’argent ça n’accroche pas avec les aimants. Tout ce que j’ai récupéré cesont des bijoux fantaisie tout abimés. » Toujours ça de moins qui traine dans la vase…

Plus d’infos via le groupe Facebook Dépollution et détection 37.